Nancy-Metz : un supporter projetait des jets de projectiles

NANCY. Les faits remontent au 30 novembre dernier à l'occasion de la rencontre entre Nancy et Metz, un supporter a été repéré alors qu'il tentait de franchir les contrôles avec des projectiles a-t-on appris de source policière...
Stade-Picot-Nancy-1

Les faits remontent au 30 novembre dernier à l'occasion du derby Nancy-Metz qui se déroulait au stade Marcel Picot. En amont du match, un jeune homme de 18 ans — membre du groupe de supporters des Saturday * — se rend dans une supérette pour acheter de la bière. Il remarque des piles usagées dans une boîte laissée à disposition des clients, ce dernier a alors l'idée de s'en servir pour les jeter sur le bus de la délégation messine ou de les jeter sur des joueurs du FC Metz pendant la rencontre. 

Il en prend une dizaine et les enfile dans le tube de sa béquille puis se rend au stade Marcel Picot. Le premier portique lui permet de passer le premier accès, mais lors de l'étape de contrôle c'est le comportement jugé « bizarre » par le chef d'équipe qui arrête ce dernier dans sa progression. La béquille est pesée et considérée un peu lourde par la sécurité. En l'absence de certificat médical pour le port de cette béquille, l'objet est inspecté jusqu'à révéler son contenu : 12 piles rondes LR6. Le jeune supporter placé en garde à vue a révélé qu'il voulait s'en servir pour les lancer sur le bus ou sur les joueurs du FC Metz. Il a reconnu les faits tout en les minimisant.

Le mis en cause placé en garde à vue était présenté ce lundi en fin de journée en vue d'une convocation par procès-verbal (CPPV). Les faits qui lui sont reprochés sont réprimés par le code du Sport R-332 alinéa 8 sur le fait d'introduire, de détenir ou de faire usage d'introduire sans motif légitime tous objets susceptibles de constituer une arme au sens de l'article 132-75 du Code pénal dans une enceinte sportive lors du déroulement ou de la retransmission en public d'une manifestation sportive. Des faits qui peuvent être punis de trois ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende en plus évidemment d'une interdiction de stade.

* Précision - Le groupe de supporters Saturday FC nous fait savoir par l’intermédiaire de Pierre son secrétaire que l’individu en question n’est plus membre de l’association depuis la saison dernière. Si le mis en cause fréquente la tribune Piantoni, il le fait de façon totalement indépendante du Saturday FC.