Saint-Max : deux ados forcés à se déshabiller et à plonger dans la Meurthe

Deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue, ils sont suspectés d'avoir forcé dans la nuit de vendredi à samedi, deux adolescents à se déshabiller et de les avoir conduits jusqu'à la Meurthe où ils ont dû sauter...
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Les conséquences auraient pu être bien plus lourdes, peut-être même mortelles, deux adolescents indemnes, mais choqués ont été pris en charge par les secours dans la nuit de vendredi à samedi. Les faits se sont déroulés à Saint-Max entre 23 h et 2H30, deux demi-frères de 15 et 17 ans, originaires de Tomblaine sont en train de fumer sur le terrain de pétanque proche de la piscine du Lido lorsqu'ils sont accostés par deux individus en quête d'une cigarette. Ces derniers les obligent à retirer leurs doudounes, donner leurs téléphones portables et à se déshabiller. Roués de coups, laissés en caleçons et pieds nus, ils sont ensuite contraints de marcher sur près de 1,4 km le long de la Meurthe frappés régulièrement avec un tesson de bouteille ou un bâton. Finalement, au bord de la rivière les deux mis en cause intiment d'abord l'ordre au plus jeune de sauter en proférant des menaces de mort. Dans l'eau froide, le plus jeune rapidement en difficulté dont les membres s'engourdissent est sauvé par son demi-frère. C'est finalement un automobiliste apercevant les deux jeunes trempés qui donnera l'alerte alors que les agresseurs prennent la fuite.

Deux individus défavorablement connus des services de police

L'enquête menée par la Brigade des violences urbaines (BVU) permet d'identifier les agresseurs présumés et de les placer en garde à vue mardi matin à l'hôtel de police de Nancy. Selon les informations de la police qui nous ont été communiquées, les deux mis en cause sont un Malzévillois de 23 ans, — interpellé chez sa petite amie — et un Nancéien de 24 ans, — interpellé chez ses parents- tous les deux défavorablement connus des services de police. Le second venait de sortir de prison. Le duo est présenté ce mercredi au parquet de Nancy pour des faits qualifiés de tentative d'homicide et de vol aggravé. Les agresseurs présumés, qui se connaissaient peu, étaient alcoolisés au moment des faits et ne connaissaient pas leurs victimes. Selon l'enquête de police, ces derniers ont agi sans mobile accomplissant des actes de "violences gratuites".