Nancy : il accuse ses voisins de lui avoir jeté un sort et leur fait vivre un enfer

NANCY. Un homme domicilié au Faubourg des trois Maisons à Nancy a été placé sous contrôle judiciaire ce mardi. Depuis plusieurs mois il harcelait et faisait vivre un enfer à ses voisins d'immeuble pour les punir de lui avoir « jeté un sort »...

police-illustration

Il se disait envoûté par ses voisins, M. Diallo, un ressortissant Sénagalais domicilié au Faubourg des Trois Maisons à Nancy aura passé finalement un mois au Centre Psychothérapique de Nancy Laxou avant d'être placé ce mardi sous contrôle judiciaire par le Tribunal de Grande Instance de Nancy.

Selon les informations qui nous ont été communiquées, les faits reprochés ont débuté dès le mois de janvier 2016. L'homme âgé de 40 ans est accusé sur une période de plusieurs mois d'avoir importuné et insulté ses voisins, mais également commis du tapage ou encore des dégradations nécessitant pas moins de neuf interventions de police. Quelques jours avant son interpellation, le 20 juin dernier, l'homme avait « éclaté » à coups de pied deux portes du logement de ses voisins avant de dérober une caisse à outils à bois selon les dires d'un voisin. Le 27 juin, la tante d'une locataire domiciliée au second étage de l'immeuble s'était quant à elle vue gratifiée d'insultes réitérées par le mis en cause. Des faits après lesquels, deux locataires, exaspérés et au bout du rouleau, quittaient définitivement leur logement.

Finalement, le 4 juillet, l'homme était conduit au commissariat pour être placé en garde à vue. Aux enquêteurs de la brigade criminelle, l'homme avait reconnu les faits, expliquant avoir été « envouté par les voisins » qui lui auraient selon lui « jeté un sort ». Après une expertise psychiatrique, ce dernier était placé au CPN de Laxou durant un mois. Ce lundi, l'homme était à nouveau placé en garde à vue pour la suite de l'enquête puis présenté hier après-midi devant le juge. Le mis en cause, qui avait effectué une peine de prison au mois de novembre 2015 pour des faits de violences, est ressorti sous contrôle judiciaire avec une convocation pour se présenter au tribunal au mois de septembre 2016.