André Rossinot dévoile les bases de son programme pour le Grand Nancy

Nancy - André Rossinot effectuait sa rentrée lundi matin devant la presse, l'occasion pour le maire de Nancy d'aborder plusieurs sujets d'actualités et de dévoiler les bases de son programme pour le Grand Nancy...  

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photo d'archive

Comme tous les ans à pareille époque, André Rossinot avait convié la presse lundi afin de faire le tour de l'actualité. Très en forme, le président du Grand Nancy s'est d'abord livré à une rétrospective de l'été dans le Grand Nancy avec beaucoup d'événements et " une bonne ambiance " faisant référence au concert de Kavinsky place Stanislas, au Championnat de France d'échecs en passant par la récente Gordon Bennett  et bien sûr à Nancy Renaissance 2013 dont les chiffres seront bientôt communiqués. Ensuite il était temps de parler des dossiers " la rentrée est riche " a lancé en préambule André Rossinot...  

Programme à la Communauté Urbaine du Grand Nancy

"X,Y,Z sera le titre de mon programme à la communauté urbaine. Il y a beaucoup de choses derrière, il y a une révolution dans la manière de fonctionner, il faut aujourd'hui aller chercher la confiance, la partager, la provoquer, être attentif au nouveau mode de fonctionnement des nouvelles générations. Ils ne sont pas forcément attachés à l'aspect institutionnel, mais ils travaillent énormément, plus que nous avons travaillé, ils se débrouillent, ils utilisent toutes les finesses et tous les espaces et les niches de culture d'aujourd'hui. Ils travaillent en groupe, se soutiennent et c’est ça aujourd'hui la vraie révolution qui va bousculer beaucoup de formes d'organisations territoriales politiques, au profit d'un essaimage et de la créativité des personnes, on en arrive à l'humanisme individuel garanti par le progrès technologique. Ca veut dire aujourd'hui une vraie révolution, il faut savoir écouter, savoir préparer, supporter par la technique. Vous avez pu voir dans le langage que je développais sur l'agglomération technopolitaine, sur la ville numérique, sur le portail des mobilités, sur les Open data c'est à dire l'ouverture de toutes les bases de données à tous les acteurs, la négociation et le pacte que nous avons signé avec le président de la CCI, avec le président de l'université, c'est ça le déploiement institutionnel pour accueillir toute cette créativité qui est à nos côtés, que l'on sous-estime et qui est vraiment la force d'une agglomération comme la nôtre, c'est un trésor fabuleux. Si on le met en oeuvre très vite, parce qu’aujourd'hui ce qui va compter c'est le rythme, la rapidité à laquelle on fait, il faut préempter des parts d'influence, il y a trop de gens qui réagissent, qui continue de réagir, et on est tous prisonniers de cette vision traditionnelle des choses. Il faut tourner cette page et ceux qui seront vainqueurs à la sortie, je ne parle pas de campagne électorale, pour le pays, la vieille Europe, seront ceux qui auront, engagé cette bataille et qui vont se lever, aidés ou pas, parce que c'est leur survie, sinon ils continueront de partir à l'étranger." 

Les critiques de l'opposition locale

"J'ai noté aussi ce que dit le parti socialiste, il affirme repolitiser les municipales, proposer des projets socialistes à Nancy, Lunéville, Pont-à-Mousson qu'ils y aillent, qu'ils fassent du poids à la rose dans tous le département. Ce matin, j'ai pris un pied intégral en lisant les déclarations des élus socialistes du département (NDLR: Sur une autre manière de faire la politique dans les territoires) un cadeau de rentrée qui m'a été fait exceptionnel, c'est l'hommage du vice à la vertu. Je sais que le département a développé un plan départemental des transports, il y a deux ans, on n'en a vu ni la couleur, ni surtout nous y avons été associés d'une manière ou d'une autre, j'ai compris pourtant que nous étions dans le département et que les restes fiscales de l'impôt foncier de la communauté urbaine représente 46% des recettes fiscales du département."

Sur la méthode, un énorme travail a été fait pour la démystifaction des territoires dans le cadre du SCOT, et quand le député de Toul dit qu'il faut de l'équité territoriale, je pense que beaucoup ont été surpris, en effet sur la fiscalité de compensation entre les territoires, le secteur qui a le plus a reversé c'est celui de Pompey, ce n'est pas parce que nous sommes une grande ville que nous sommes les plus riches. Sur les transports, j'ai développé un groupe partenarial des mobilités on y retrouve l'État, la région Lorraine, le département les intercommunalités voisines du Grand Nancy et le syndicat mixte des transports entre le département, le Grand Nancy et les trois intercommunalités que sont Pays du sel et du Vermois, Neuves-Maisons et Pompey. Qui n'a pas voté le dernier budget de ce syndicat mixte et qui a mis tout le monde dans la difficulté ? C’est le département et qui a sauvé la mise ? Un homme courageux, le maire de Pompey qui a utilisé sa voie prépondérante de président, un rôle qui tourne entre le département, le Grand Nancy et les intercommunalités.

Nous allons rendre compte au mois d'octobre les résultats d'une étude sur la mobilité dans le sud du département lancée à notre initiative, nous avons informé tout le monde, cette étude a été financée par l'État, par l'Europe,la région a timidement financé tout comme le département, une quinzaine d'intercommunalités du sud département ont participé après un vote au financement de cette étude. Les déclarations lues ce matin, sont de personnes qui n'ont pas fait leur travail à un moment donné, je constate le décalage, une sorte de rattrapage politique par rapport à tout ce que l'on a fait, cela dénote une culture d'invectives.

J'ai lu les lettres positives à destination de leurs concitoyens des maires de Tomblaine, Seichamps, Essey lès Nancy, Vandoeuvre, Malzéville concernant le nouveau réseau Stan. La palme revient au maire de Villers qui fait des amalgames, mais derrière se cache de la nuisance et de la perversité, à force de dire aux personnes âgées qu'ils ne pourront plus bouger, c'est de la malhonnêteté intellectuelle, je dis aujourd'hui limite aux dénigrements, aux amalgames, je le dis gentiment je ne resterai pas inerte. Ceux qui n'ont pas compris, qui campent sur leur position territoriale, mon canton, mon arrondissement, mon département, ne se rendent pas compte qu’autour d'eux que le monde bouge, aujourd'hui le problème des mobilités ne peut être que le fruit d'un travail concerté et moi j'ai apporté des preuves et ce matin on veut me donner des leçons, on verra au prochain conseil communautaire où je placerai la mobilité à l'ordre du jour. "

Laurent Hénart

"C'est un compagnonnage qui marche bien, au propre comme au figuré, intime sur le plan politique. Laurent devient le patron politique de cette campagne électorale, quand on se réunit avec les maires de l'agglomération, il siège au titre de la ville et moi au titre de la communauté urbaine. Je travaille avec l'intelligence et c'est le meilleur, celui qui a le plus d'expérience, il a une envie profonde et il en faut pour faire de la politique, il a la gnac et il se bat et nous nous battrons. Je peux vous certifier qu'il aura l'adhésion de tous les maires candidats à leur succession dans la communauté. D'ailleurs, c'est un appel que je lance aux élus de notre agglomération, aux concitoyens, il faut du monde le 7 septembre au soir, car Laurent va exprimer un grand discours fondateur, c'est le fondement intellectuel, politique, méthodologique de sa campagne. En décembre devrait être présenté le projet après de nombreux rendez-vous. En attendant en face je vois beaucoup de désordre, je ne vois pas beaucoup d'unité." 

La région  

"Beaucoup de contorsions de la région concernant l'opération campus alors que le département est toujours absent pourtant l'argent de l'État concernant le RSA arrive, mais je suis patient. Je suis également frappé de l'enfermement de l'État dans la préparation d'un nouveau contrat avec la région, c'est la bunkérisation du président de la région, on va vers un espèce d'accouchement État-président de région pour un nouveau contrat qui vient compléter le contrat plan actuel. C'est bien d'agir comme ça pour se protéger, mais pour le financement, il faudra se tourner vers une multitude de partenaires, et si on prépare en secret avant, c'est difficile d'exiger après..."

Le contexte politique national 

"Un sondage IFOP, très intéressant, montre le décrochage exceptionnel du parti socialiste dans l'opinion. Entre le national et le niveau territorial, il y a aujourd'hui une cohérence. Moi ce qui me préoccupe aujourd'hui, c'est la montée en puissance de la précarité qui affecte 5 millions de nos concitoyens. Et puis contrairement à l'engagement 54 du programme présidentiel qui promettait une stabilité des dotations de l'état envers les collectivités locales, 2014 et 2015 ça va faire mal puisque sur ces deux années c'est 4 milliards et demi d'euros en moins pour les collectivités. On n'avait jamais vu cela historiquement, car cet argent sert à l'investissement, un investissement financé qui profite aux entreprises territoriales."

Le sillon lorrain

"J'ai peu apprécié les critiques éparses à l'encontre de l'université de Lorraine, la deuxième en France en nombre d'étudiants. L'émergence dans le classement de Shanghai ce n’est pas neutre en terme d'image pour toute la région et cette attitude réactionnaire au sens étymologique du terme, ne conviens pas vraiment . Nous allons avancer sur les réseaux de santé, culturels, on dépose ensemble devant l'état un dossier sur les quartiers numériques, je comprends bien que cela dérange les candidats ici où là qui ont encore une vision omnipotente de leur département."

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