Essey-lès-Nancy : des contrôles anti-rodéos menés par la police dans le quartier Mouzimpré

La police a mené une action anti-rodéos / photo CS ici-c-nancy.fr La police a mené une action anti-rodéos / photo CS ici-c-nancy.fr
Une opération visant à lutter contre les rodéos urbains et leurs nuisances s'est déroulée, vendredi 30 juillet, dans le quartier Mouzimpré à Essey-lès-Nancy . Objectifs affichés : dissuader, contrôler et sanctionner si nécessaire les fauteurs de troubles.  

>>> Reportage en vidéo et questions à Amélie Docq, commandant de police au sein de la DDSP54


Ce sont des acrobaties, des accélérations soudaines, des dérapages, exécutés souvent sans casque et sur des engins non homologués ou encore des moteurs qui vrombissent et des courses à toute vitesse. Avec l'été et la belle saison, les rodéos urbains sont plus fréquents. Au-delà du risque d’accidents graves, ce loisir pratiqué à scooter, motocross ou quad, constitue un fléau qui exaspère les riverains. Pour faire face à cette pratique non encadrée qui trouble la sécurité et la tranquillité publique par leur dangerosité et la nuisance sonore diurne ou nocturne qu’il génère, une opération visant particulièrement les deux roues était organisée, ce vendredi 30 juillet, dans le quartier Mouzimpré à Essey-lès-Nancy. Sur le bitume, motards, policiers de la section d’intervention de la Direction départementale de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle, étaient présents pendant plus d’une heure pour dissuader, contrôler et réprimer en cas de non-respect du Code de la route. 

Une présence policière plutôt bien acceptée qui n’a pas manqué d’éveiller la curiosité de certains jeunes du quartier venus à pied au contact des forces de l’ordre. Des échanges qui ont permis de répondre à certaines interrogations et porter un message de prévention lorsque souvent, la dangerosité de ces rodéos urbains est remise en cause, voire minimisée par leurs jeunes adeptes attirés par les sensations fortes. 

Si au quotidien, les pilotes qui s’essaient à de telles pratiques ne sont pas toujours identifiables, les rodéos sont lourdement sanctionnés. Depuis 2018, le rodéo urbain est un délit à part entière, passible de prison ferme, d’amende, de la confiscation du véhicule, explique Amélie Docq, commandant de police évoquant des peines encore plus lourdes en présence de circonstances aggravantes.

En France depuis le début de l’année dans le cadre des rodéos motorisés, les forces de l’ordre ont procédé à 704 interpellations et la saisie de 953 engins. Au sein de la métropole du Grand Nancy et plus largement sur la circonscription départementale de telles opérations se poursuivront tout au long de l’été pour stopper et dissuader ces cow-boys du bitume.