Spécial législatives 2017 : cinq questions à Mostafa Fourar (LR/UDI)

Législatives 2017- A quelques jours du premier tour des élections législatives, nous avons posé cinq questions communes aux candidats de la première et deuxième circonscription de Meurthe-et-Moselle. Nous poursuivons avec Mostafa Fourar (LR/UDI) candidat dans la 1ère circonscription de Meurthe-et-Moselle (Nancy-Est, Nancy-Nord, Nancy-Sud, Malzéville, Saint-Max, Seichamps).

Fourar-juppeAlain Juppé entre Mostafa Fourar et Anne-Sophie Gavriloff - photo J.Graille

Présentation

Enseignant-chercheur, j’ai dirigé l’École des Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne et exercé les fonctions de Recteur d’académie de l’île de la Réunion. Aujourd’hui, je suis directeur de l’ENSEM (École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique) de Nancy.
Fort de cette expérience, je me suis engagé en tant qu’acteur de la société civile lors des dernières élections municipales en 2014.  Adjoint au Maire de Nancy délégué à l’éducation et aux écoles, je suis également conseiller métropolitain en charge du projet du Grand Nancy.
Âgé de 53 ans et père de deux enfants, je mesure les défis auxquels nous sommes confrontés : chômage, éducation et formation,développement économique et aménagement du territoire. Cela a été le moteur de mon engagement, il est indispensable de porter un projet économique et sociétal de transformation de notre pays pour lui redonner toute sa grandeur.

Sur le plan national, quelles sont les idées que vous comptez défendre ?

Mon engagement résulte d’une vie de travail consacrée à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes.
Comme la très grande majorité des habitants de notre circonscription, je suis progressiste, libéral, humaniste, européen et profondément attaché aux valeurs de la République.
Je m’engage donc pour porter et soutenir les réformes qui remettront la France sur la route de l’emploi, de la sécurité, de la justice sociale et de la cohésion nationale.
Les priorités que je défendrai à l’Assemblée nationale sont de :
- permettre à l’école de la République de jouer pleinement son rôle et de former des citoyens libres, éclairés, fiers d’appartenir à une communauté nationale,
- libérer les entreprises des charges et des lourdeurs administratives qui les empêchent d’innover, de créer, de recruter,   soutenir les plus fragiles, nos aînés et ceux que les circonstances de la vie n’ont pas épargnés,
- défendre le pouvoir d’achat des Français, notamment des retraités
- protéger la République du terrorisme et lutter contre le communautarisme,
- aider les jeunes à trouver leur place dans le monde du travail et leur redonner confiance,
- être aux côtés des agriculteurs de notre circonscription et défendre les circuits courts ainsi que l’agriculture raisonnée,
- relancer l’Europe, gage de paix, de prospérité et de rayonnement. 
L’humain doit résolument être au cœur de nos actions, je m’y engage.

Quel est votre programme pour votre circonscription ?

Avec ma suppléante Anne-Sophie GAVRILOFF, élue de terrain en tant qu’adjointe au Maire de Saint-Max, nous avons été les seuls à aller à la rencontre des habitants des 24 communes de la circonscription à travers du porte-à-porte, mais aussi des réunions publiques.
Des communes de la Métropole du Grand Nancy aux communes rurales, nous avons eu à cœur d’échanger avec l’ensemble des habitants. Les éléments qui émanent de ces discussions sont tout d’abord les inquiétudes concernant le pouvoir d’achat et la situation de notre économie. Les Français ont trop souffert de la crise ces 5 dernières années pour que les réformes annoncées se fassent au détriment de la justice sociale.
Pour défendre le pouvoir d’achat, je refuserai toute augmentation d’impôt. La hausse annoncée de près de 25 % du taux de la CSG défendue par » La République En Marche » nuirait aux salariés, fonctionnaires et retraités modestes. Je m’y opposerai, ainsi qu’à toute création d’impôts supplémentaires pour compenser la suppression de la taxe d’habitation.
Je me battrai pour des retraites plus justes. Refuser d’allonger la durée de cotisation comme le fait » La République En Marche » menace l’équilibre financier de notre régime par répartition. Reculer l’âge de la retraite, c’est prendre en compte notre plus grande espérance de vie et dégager des moyens pour augmenter les petites pensions et les pensions de réversion.
Je soutiendrai les réformes qui améliorent notre système de santé. Je souhaite une prise en charge totale de l’assurance maladie pour la vue, les prothèses dentaires et auditives. J’accompagnerai les projets de maisons de santé sur la circonscription.
Et enfin, autre sujet qui me tient à cœur, la résorption de la fracture numérique. Dans une société connectée comme la nôtre, il est impensable que des territoires ne bénéficient pas des avancées technologiques.
Dans un souci d’équité et de développement économique, pensons au télétravail et à la création de startups en milieu rural. Nous devons promouvoir une économie moderne, qui n’oublie personne.

Vos propositions pour la moralisation de la vie politique ?

Récemment engagé dans la vie politique, je souhaite participer à son renouvellement et à la promotion de règles favorisant la probité et la meilleure représentativité des élus.
Je m’engage à soutenir en priorité 4 réformes essentielles :
Réduire le nombre de parlementaires et réformer leur statut, notamment en interdisant les emplois familiaux ;
Lutter contre l’excès de bureaucratie, qui nuit à la transparence et donc à l’efficacité ;
Amplifier le renouvellement de la classe politique et limiter le cumul des mandats dans le temps ;
Renforcer la participation des citoyens à la vie publique et leur octroyer un droit d’interpellation pour proposer des projets ou des réformes.
C’est l’exemplarité des élus qui restaurera la confiance entre les habitants et leurs représentants, c’est pour moi un combat essentiel pour faire durablement reculer les extrêmes.

Quel est votre regard sur les premiers pas d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre Édouard Philippe ?

Emmanuel Macron a souhaité appliquer une ouverture au gouvernement en nommant un Premier ministre issu des rangs des Républicains.
Nous devons amplifier cette tendance à l’Assemblée nationale afin d’éviter de recréer le parti unique comme cela a été le cas depuis 30 ans en France.
Le Parlement est un véritable lieu d’échanges, de débats et de vision pour notre société. Cette chambre ne peut pas se réduire en un lieu de validation, de simple enregistrement effectué par des « députés aux ordres » tirés au sort sur internet.
Les élus qui, comme moi, souhaitent s’engager pour que ce quinquennat soit utile pour notre pays permettront de conduire des réformes justes, de corriger certains excès et de poser des garde-fous efficaces.
Je souhaite défendre notre circonscription, ses territoires, ses habitants : des choses peuvent être faites, je veux pouvoir participer à cette dynamique en étant fidèle à mes valeurs, celles de la Droite et du Centre.
Les 6 circonscriptions de Meurthe-et-Moselle regroupent les cantons suivants... Nancy-Est, Nancy-Nord, Nancy-Sud, Malzéville, Saint-Max, Seichamps (1re circonscription) ; Jarville-la-Malgrange, Laxou, Nancy-Ouest, Vandœuvre-lès-Nancy-Est, Vandœuvre-lès-Nancy-Ouest (2e circonscription) ; Audun-le-Roman, Briey, Herserange, Longuyon, Longwy, Mont-Saint-Martin, Villerupt (3e circonscription) ; Arracourt, Baccarat, Badonviller, Bayon, Blâmont, Cirey-sur-Vezouze, Gerbéviller, Lunéville-Nord, Lunéville-Sud, Saint-Nicolas-de-Port, Tomblaine (4e circonscription) ; Colombey-les-Belles, Domèvre-en-Haye, Haroué, Neuves-Maisons, Thiaucourt-Regniéville (sauf communes d'Arnaville, Bayonville-sur-Mad et Vandelainville), Toul-Nord, Toul-Sud, Vézelise (5e circonscription) ; Chambley-Bussières, Conflans-en-Jarnisy, Dieulouard, Homécourt, Nomeny, Pompey, Pont-à-Mousson, communes d'Arnaville, Bayonville-sur-Mad, Vandelainville (issues du canton de Thiaucourt-Regniéville) (6e circonscription)