avril 25, 2019

Gaspillage d'eau : Bar-le-Duc mauvais élève, Nancy et Metz passables

Nancy et région.Selon une enquête de 60 millions de consommateurs révélée aujourd’hui, encore un litre sur cinq d’eau potable n’arrive jamais au robinet des consommateurs. Un grand gaspillage qui représente 1,3 milliard de mètres cubes d’eau en France. Parmi les villes préfectures de métropole et des DOM étudiées, Nancy, Metz et surtout Bar-le-Duc ne parviennent pas encore à limiter leur taux de fuites à 15 %.
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À Bar-le-Duc (55), le taux de gaspillage de l'eau atteindrait les 48 % selon 60 millions de consommateurs - crédit DR / www ici c nancy fr

Les chiffres sont implacables, sur les 97 des 101 villes préfectures de métropole et des DOM étudiées, deux sur trois « n’atteignent pas l’objectif national fixé par la loi Grenelle II de 2010, visant à limiter le taux de fuites à 15 % de l’eau produite », indique une étude dévoilée ce jeudi par la fondation Danielle Mitterrand France Libertés et 60 millions de consommateurs.

Pire encore, dans un quart des préfectures, le taux dépasse de fuites dépasse même les 25 %. C’est notamment le cas, en métropole, à Digne-les-Bains (54 %), Bar-le-Duc (48 %) ou Nîmes (37 %), Tulle ou Evreux (36 %), ainsi que, dans les DOM, Saint-Denis-de-la-Réunion (46 %) ou Fort-de-France (41 %) détaille le magazine. À Nancy ce taux atteint (17 %) à équivalence avec Metz (16,8 %).

Parmi les villes vertueuses, on trouve 33 préfectures avec un taux variant de 4 % à 15 % avec deux communes sur la première marche du podium : Le Mans et Rennes (4 %), devant Blois (5 %), Orléans et Moulins  (7 %)

« Plus on tarde, plus la facture sera lourde », prévient 60 millions de consommateurs

À la veille des élections municipales et de la journée mondiale de l’eau, France Libertés et 60 millions de consommateurs s’inquiètent de l’état du réseau et de l’incapacité qu’ont de nombreuses collectivités à  anticiper les travaux à venir. L’enjeu financier de la rénovation du réseau est colossal : « il faudrait engager  entre 1,5 et 2 milliards d’euros par an pour réaliser les travaux nécessaires partout en France, soit plus du double du rythme actuel » explique le magazine qui estime que « plus les élus attendent, plus la situation s’aggrave et plus grand est le risque de devoir agir dans l’urgence, endetter la collectivité et augmenter fortement la facture des usagers ».

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