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Bruno Le Maire à la rencontre des Lunévillois et de ses sympathisants UMP

By Nicolas Rouy mars 21, 2013 2729

Nancy Sud. Mercredi soir, Jacques Lamblin, député UMP et maire de Lunéville avait convié Bruno Le Maire, ex-ministre du gouvernement Sarkozy à un diner-débat dans la cité cavalière. L’ex-ministre de l’Agriculture et des Affaires étrangères s’est prêté volontiers au jeu des questions/réponses lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion.

lamblin

Hélas, la situation économique ne prête pas à sourire, loin de là. C’est le message qu’a voulu faire passer Bruno Le Maire hier. Mettant l’emploi en pôle position de ses priorités, l’ex-ministre n’a pas hésité à railler François Hollande et son gouvernement au sujet de sa politique dans ce domaine en dénonçant « des mesures prises contre l’emploi », avec comme exemple l’alourdissement de la TVA dans le secteur du bâtiment. Le député UMP a ensuite évoqué la situation de son parti, ébranlé par la guerre des chefs entre François Fillon et Jean-François Copé  préconisant de « créer un espoir pour ce pays, retrouver de la crédibilité » face à ce « gouvernement qui fait mal à la France ». Concernant sa venue à Lunéville, Bruno Le Maire a souligné l’amitié qui l’unit à Jacques Lamblin « Il a exactement les qualités qui font un grand homme politique ».

Interrogé sur son engagement personnel à l’UMP et sur l’avenir de son parti, le député de l’Eure a exprimé son envie de rassembler « nous devons apprendre à travailler ensemble » en ayant en ligne de mire l’échéance des municipales de 2014: « la droite doit reprendre pied dans les territoires, qu’elle reconquiert des villes […] le maximum de villes possibles ».

« Si on veut sauver l’Europe, il faut changer l’Europe »

En réaction à l’actualité, l’ex-ministre du gouvernement Fillon s’est montré très critique à propos de l’image que renvoie l’Union européenne en ses temps de crise, en pointant du doigt l’attitude des dirigeants européens envers les Chypriotes (sommés de participer à la réduction de la dette de leur pays). « Si on veut sauver l’Europe, il faut changer l’Europe », telle est la solution évoquée par l’ex-ministre. Ce dernier a d’ailleurs évoqué des pistes qui pourraient mener à cette refondation « il faut redonner une direction politique à l’Europe, qu’[elle] devrait mettre le travail au cœur de son projet politique [il faut] des responsables politiques qui ont un nom, un visage […] qu’on sache à l’intérieur de quelles frontières on construit cette Europe ». Le député de l’opposition s’est dit par ailleurs favorable à restreindre l’Europe à 17 pays, en excluant la Turquie, pour l’instant, à condition qu’il y ait « une harmonisation fiscale de toute urgence ». Bruno Le Maire a souhaité en outre que l’ouverture des frontières pour les Roumains et les Bulgares prévue en janvier 2014 « soit repoussée d’un an ».

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