mai 20, 2019

C'est la journée de la gentillesse ce vendredi 13 !

Ce vendredi 13 novembre se déroule la journée de la gentillesse, une bonne occasion lors de cette journée d'exprimer un peu plus de patience et d'empathie à l'égard de son prochain. 
Joie
La journée de la gentillesse se déroule ce vendredi 13 novembre / www ici c nancy fr

Le « World Kindness Day » est à l’origine une journée anglo-saxonne promulguée en 1997 par le World Kindness Movement, qui se traduit par « Mouvement mondial pour la gentillesse ». En France, cette journée internationale a été lancée en 2009 par le magazine Psychologies et se déroule tous les 13 novembre, elle permet à chacun d’exprimer davantage d’attention à son prochain sur les bases des notions de partage et de l’empathie. 

Qualité ou défaut ? Au stade de l'enfance, la gentillesse est félicitée voire récompensée, avec l'âge, le terme devient souvent péjoratif, une personne qualifiée de « gentille » est régulièrement considérée comme quelqu’un faisant preuve d’un manque de caractère ou d’esprit critique. Pourtant, la gentillesse peut se définir par de vraies valeurs d'altruisme et d’ouverture vers son prochain par des actes totalement désintéressés. Ainsi, tenir la porte, exprimer un remerciement à une personne qui vous a aidé, expliquer un chemin, céder sa place dans les transports en commun à une personne fragile, sont autant de gestes dans la vie quotidienne qui peuvent procurer de nombreux bienfaits pour soi et autour de soi en favorisant des moments de bien-être, de partage et... de bonne humeur !

Les Français pessimistes...

À l’occasion de cette journée, le magazine Psychologies a commandé un sondage Ipsos sur « les Français et l’entraide » en interrogeant du 23 au 29 octobre 2015 un peu plus d’un millier de Français sur la raison et la manière d’aider les autres. Et les résultats mettent en relief un certain pessimisme concernant l’avenir du pays, mais aussi leur propre avenir. Avec une vision particulièrement sombre de l’être humain, les interrogés considèrent très majoritairement l'humain égoïste par nature (77 %), une minorité seule considérant qu’il est plutôt altruiste, tourné vers les autres (23 %). Pourtout cette opinion évolue, lorsque que les Français doivent se juger eux-mêmes. Là, ces derniers se considèrent très et assez gentils (96 %), sensibles (91 %) ou encore altruistes (72 %). Par ailleurs l’étude montre que l’entraide fait partie intégrante du quotidien des Français dans leur cercle proche (92 %), entourage (74 %), les inconnus rencontrés dans la rue sont aidés à 34 %. Autre indicateur, une part non négligeable de la population avoue que certains critères diminuent leur envie d’aider : quand la personne est d’une nationalité différente de la leur (20 %, soit 1 personne sur 5) ou quand ils l’ont déjà aidée par le passé (26 % - plus de 1 personne sur 4). Seul le grand âge renforce leur envie de donner du temps pour quelqu’un (54 %). 

Malgré leur très fort pessimisme, le sentiment qu’ils n’en font pas assez pour aider les autres est très majoritaire : seuls 31 % des Français considèrent aujourd’hui qu’ils en font suffisamment. A contrario, plus d’un tiers d’entre eux se remet en question en avouant qu’ils pourraient en faire plus, mais ne savent pas comment faire (35 %). La peur de l’autre est alors un des freins quand il s’agit de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Cette crainte est à la fois physique et psychologique : 27 % des Français reconnaissent qu’ils ont parfois peur des personnes qui pourraient avoir besoin de leur aide (des SDF, des personnes qui mendient) ou des problèmes auxquels ils pourraient être exposés en voulant aider (vols, violences), et 1 sur 4 craint de prendre trop à cœur les problèmes de la personne aidée et que cela lui fasse du mal. Plus qu’un défaut d’altruisme, c’est alors la volonté de se protéger qui pousserait à se replier sur soi-même et à ne pas aider. 

 

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