janvier 19, 2019

Nancy : la téléconsultation pré-anesthésique en pleine expérimentation

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Depuis le mois de juin 2018, le dispositif TELECAM (TeleConsultation At Home) permet aux patients de bénéficier de consultations pré-anesthésiques par télémédecine à Nancy. Le projet s'inscrit dans le cadre d'un protocole de recherche organisé par le Département d’Anesthésie-Réanimation du CHRU de Nancy mené au Centre Chirurgical Emile Gallé (CCEG) à Nancy.

Bénéficier d’une consultation sans avoir à poser de jours de congés, gagner du temps en évitant de se déplacer sont quelques uns des points forts de la téléconsultation pour le patient. Depuis juin 2018, elle est expérimentée dans le cadre de consultations pré-anesthésiques à Nancy. Se déroulant de la même façon qu’une consultation d'anesthésie traditionnelle avec les mêmes objectifs, le patient peut rester à domicile, et le médecin dans sa structure d’exercice. Un procédé de télémédecine destiné à faciliter l'accès aux soins par les nouvelles technologies. 

La mise en oeuvre de la téléconsultation à Nancy s'inscrit dans le dispositif TELECAM (TeleConsultation At Home) dans le cadre d’une étude scientifique dont l’investigateur principal est le Pr Hervé Bouaziz, chef de service en Anesthésie-Réanimation au CHRU de Nancy. Appuyé dans sa démarche d'une équipe multidisciplinaire : les chirurgiens de la main (équipe du Pr Dautel) et orthopédiques (équipe du Pr Sirveaux) du CCEG, les médecins anesthésistes-réanimateurs et secrétaires d'anesthésie du CCEG, Dr Poussel (Médecine du Sport, référent Télémédecine), Mme Roldo (Directrice adjointe du département stratégie et opérations, référente Télémédecine), Pr Thilly (PARC, CHRU de NANCY), M.Vezain (Télésanté Lorraine/Pulsy) et Anaïs Roche (Interne en Anesthésie-Réanimation).

Concrètement, l'étude se déroulant au Centre Chirurgical Emile Gallé (CCEG) à Nancy vise, dans un premier temps à évaluer "la qualité des téléconsultations pré-anesthésiques en visioconférence" en les comparant "aux consultations traditionnelles". Ainsi, deux groupes de patients ont été constitués par tirage au sort selon ces catégories. 

Les inclusions de patients dans le protocole de recherche TELECAM ont débuté le 12 juin 2018, avec une durée de recherche estimée à 48 mois, jusqu'à l'obtention du nombre de 240 sujets nécessaires. A ce jour, une trentaine de patients ont déjà eu un rendez-vous en téléconsultation d'anesthésie dans le cadre de TELECAM.

Nos questions au CHRU de Nancy

Cette expérimentation est mise en place pendant 48 mois, période pour évaluer l’efficacité des consultations à distance. Et ensuite ? Est-il prévu un bilan, ces consultations ont-elles vocation à demeurer ? 
 
Un bilan sera effectué à l’issue des 48 mois, permettant d’évaluer la qualité des téléconsultations, en comparaison à des consultations traditionnelles. A l’issue de cette étude, une poursuite des téléconsultations pourra être envisagée, bien sûr. 
Il sera nécessaire de tirer un bilan, avant toute décision, ou tout élargissement du périmètre des usages, notamment sur l’équivalence, en terme de qualité. 
Différents critères scientifiques seront évalués, et ajoutés aux recueils de satisfaction des patients et des professionnels. 
Si on conclut sur une qualité équivalente, comparé aux consultations standard, on pourra mettre en place les téléconsultations.
 
Concrètement, le patient peut-il réclamer la téléconsultation dans le cadre de son parcours ou faut-il qu’il soit désigné par le professionnel de santé ?
 
Le patient ne peut pas réclamer de téléconsultation. C’est au chirurgien de juger de l’éligibilité du patient au protocole.
Si le patient accepte de participer à cette expérience scientifique, il est amené à tirer au sort un papier, au secrétariat, lui indiquant un type de prise en charge pour sa consultation pré-anesthésique : soit par téléconsultation, soit en consultation traditionnelle. 
A terme, et si l’expérimentation est concluante, les patients auront certainement la possibilité d’opter pour la téléconsultation, en dehors de tout tirage au sort. 
 
Prenons l’exemple d’une femme enceinte qui doit accoucher à la maternité Adolphe Pinard à Nancy, peut-elle si elle le souhaite bénéficier de la téléconsultation concernant la consultation d’anesthésie prévue dans le cadre de sa grossesse ?
 
Non, elle ne peut pas. Aujourd’hui, cette expérimentation se limite au Centre Chirurgical Émile Galle de Nancy, pour des patients ayant une opération en chirurgie ambulatoire de prévue.
D’autant plus que les femmes enceintes sont classées « populations protégées », et ne peuvent pas participer à de tels protocoles. Elles rentrent dans des critères de non-inclusion.
Mais pourquoi pas, à terme, envisager un déploiement de ces usages sur d’autres établissements du CHRU de Nancy.
 
 

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