décembre 09, 2019

Saint-Valentin : les roses vendues dans le commerce sont "très chimiques" pour 60 Millions de consommateurs

FRANCE. Les roses vendues dans le commerce regorgent de substances chimiques affirme l'association 60 Millions de consommateurs qui dévoile dans son dernier numéro les résultats de son enquête.

Rose

photo d'illustration

« Offrez des fleurs, pas des pesticides » conseille 60 Millions de consommateurs dans sa dernière enquête parue dans son mensuel du mois de février. À l'occasion de la fête Saint-Valentin traditionnellement dédiée aux amoureux, l'association s'est intéressée aux roses vendues dans le commerce et a procédé des analyses en laboratoire sur des bouquets achetés auprès de dix grandes enseignes (Aquarelle, Au nom de la rose, Happy, Interflora, Monceau Fleur, Rapid’Flore…). Au cours de ces recherches a été traquée toute une liste de substances jouant le rôle d’engrais, de fongicide, d’insecticide ou encore d’acaricide.

Pour l'association, le constat est accablant : « aucun bouquet n’est dépourvu de substance chimique » affirme-t-elle. En examinant de plus près, les résultats des analyses, 49 molécules différentes, dont des substances très persistantes dans l’environnement et des produits dangereux pour les abeilles (chlorothalonil, acétamipride, méthamidophos...) ont été identifiés. 

Cela dit, « toutes les fleurs ne sont pas à mettre dans le même panier » tempère l'association. Le meilleur bouquet ne compte que trois substances contestables, mais autorisées, ainsi qu’un fongicide interdit en France, le dodémorphe, utilisé pour lutter contre un champignon qui blanchit les feuilles (oïdium). Tandis que le dernier, vendu par Au nom de la rose compte... 25 substances ! Ce cocktail comprend neuf pesticides interdits dans l’Hexagone, dont le dodémorphe.

La présence de pesticides dans les roses « ne constitue pas un problème de santé publique » affirme l'association pointant une exposition « très faible » et l'absence de « risque avéré ». En revanche, « tous les pesticides, quels qu’ils soient, dégradent l’environnement en raison de leur persistance dans les eaux et concourent à nous exposer à un cocktail dont les impacts sont connus : baisse de la fertilité, problèmes de développement chez les enfants, développement de cancers… bien sûr, les personnes les plus exposées sont les ouvriers agricoles et, dans une moindre mesure, les fleuristes. », concluent les auteurs de l'étude. 

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