octobre 17, 2019

Tracts socialistes à Nancy : Gilbert Thiel « Laurent Hénart n'est pas un prédateur de libertés publiques »

Nancy- Suite aux déclarations des jeunes socialistes qui accusent des policiers municipaux de Nancy d'avoir tenté d'empêcher une distribution de tracts, la mise au point de Gilbert Thiel, adjoint au maire de Nancy, chargé de la sécurité.

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C'est lundi matin que Gilbert Thiel, adjoint au maire de Nancy chargé de la sécurité, a pris connaissance des faits relatés dans nos colonnes par les militants du Mouvement des Jeunes Socialistes à qui des policiers municipaux auraient demandé de cesser leur distribution de tracts samedi après-midi sur la place Maginot à Nancy. Après avoir pris le temps de recueillir le maximum d'informations, l'ancien juge d'instruction a précisé certains points.

Ainsi selon Gilbert Thiel, les deux patrouilles de la Police Municipale ne se sont pas déplacées place Maginot dans le but de contrôler les militants socialistes « ces deux équipes n'étaient pas sur les lieux pour ça, la place Maginot étant une place turbulente, c'est un lieu qui fait l'attention d'une surveillance particulière des services de la police nationale et municipale. » Autre point que l'adjoint au maire tient à corriger « il n'y a pas eu demande de renforts de la part de la police municipale envers la police nationale, il s'agit simplement d'une rencontre fortuite. » Concernant l'action des policiers municipaux, Gilbert Thiel, qui a demandé un rapport, prône la maladresse « il semblerait que les policiers municipaux aient voulu s'assurer de la nature de ces tracts, car la distribution de tracts publicitaires est proscrite sur la voie publique sauf autorisation express de la mairie, il s'agit d'un arrêté du 28 juillet 1980, celui dont on dit que Laurent Hénart l'aurait signé, seulement il avait une dizaine d'années à l'époque » ironise l'ancien juge anti-terroriste. Ce dernier reconnaît toutefois que « peut-être il aurait fallu s'y prendre différemment, il y a eu mauvaise interprétation d'un arrêté, des dispositions ont été prises pour que cela ne se reproduise pas. » Gilbert Thiel fait remarquer que les jeunes socialistes ont pu continuer leurs actions « dès que les policiers municipaux ont rendu compte à leur centre opérationnel ils ont quitté les lieux et laissé les MJS distribuer leurs tracts. » Au sujet du premier fait du mois de mars, l'adjoint au maire relativise l'incident « les policiers municipaux ont juste demandé aux jeunes socialistes ce qu'ils faisaient et qui ils étaient. »

Surtout, Gilbert Thiel tient à clarifier la situation « en aucun cas le maire n'a entendu ni réglementer, ni censurer l'expression politique qui est une liberté publique, cela serait suicidaire politiquement et complètement inefficace. »  Le monsieur sécurité de la ville de Nancy se montre indigné par le fait « d'imaginer que la mairie de Nancy puisse demander à sa police municipale d'interdire l'expression politique, même les sujets les plus imaginatifs ne peuvent pas le penser. » Enfin, Gilbert Thiel annonce que « si l'opposition demande rendez-vous avec le maire elle sera reçue », mais lundi soir aucune demande n'était parvenue sur le bureau de Laurent Hénart qui selon Gilbert Thiel « n'est pas un prédateur de libertés publiques, ni un partisan de la censure. »  

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