décembre 07, 2019

À Nancy, Nicolas Sarkozy prône l'unité à l'UMP et tacle Hollande et Le Pen

Nancy- Nicolas Sarkozy a tenu un meeting lundi soir devant un millier de militants UMP à la salle Gentilly de Nancy pour sa 9e réunion publique depuis son retour...

Deux ans après son dernier passage dans la Cité Ducale, Nicolas Sarkozy était de retour lundi en fin de journée à Nancy, accompagné du secrétaire général de l'UMP Luc Chatel, pour rencontrer et séduire les militants UMP de la région. Si en avril 2012, le meeting, présidentielles obligent, s’était déroulé au Zénith de Nancy, c'est dans la salle plus intimiste de Gentilly que Nicolas Sarkozy avait donné rendez-vous à ses supporters. Ils étaient plus d'un millier à avoir répondu à l'invitation de l'ancien chef de l'État dont quelques figures locales de l'UMP comme Valérie Debord, Jacques Lamblin ou encore Gérard Longuet...

Ce qui n'a pas changé par rapport à 2012, ce sont les « Nicolas, Nicolas, Nicolas » pour accompagner le parcours du candidat à la présidence de l'UMP jusqu'au podium. Sur ce dernier l'attendaient, comme sur les précédentes réunions, des jeunes militants de l'UMP qui ont fait office de décor durant un meeting qui aura duré près d'une heure et demie. En lever de rideau, la fidèle Nadine Morano a chauffé la salle nancéienne en fustigeant François Hollande « l'homme casqué » et en louant évidemment Nicolas Sarkozy qualifié de « loyal et déterminé».

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Puis ce fut au tour du favori à la présidence de l'UMP, debout derrière un pupitre, de prendre la parole d'abord pour parler de son parti dans lequel il a «que des amis » avant de rendre hommage à ses adversaires Bruno Le Maire et Hervé Mariton et de prôner l'unité « de (sa) famille politique » avec comme ingrédient indispensable au sommet de cette dernière « de l'autorité et de la clarté.» Enfin concernant l'UMP, Nicolas Sarkozy ne veut plus de multiples courants et souhaite la création d'une chaîne de TV interne notamment «pour retransmettre les débats. »

Nicolas Sarkozy s'est montré plus combatif au sujet de François Hollande et des socialistes «le cauchemar français » enchaînant sur le gouvernement dont le budget n’est « ni fait, ni à faire » et accusé par Sarkozy « d'insulter ceux qui paient des impôts. » L'ancien chef de l'État a également fustigé la suppression des bourses au mérite, l'autorisation faite, par la ministre de l'Éducation Nationale Najat Valaud-Belkacem, aux femmes voilées d'accompagner les sorties scolaires, mais aussi la réforme des allocations familiales. En référence à la mort de Rémi Fraisse « un drame » l'ex-ministre de l'Intérieur a déclaré, sous les applaudissements, soutenir les forces républicaines « je ne supporte pas le procès permanent fait aux forces de sécurité.» L'ancien président de la République n'a pas oublié Marine Le Pen «le marche pied de François Hollande »  ironisant sur son programme économique identique  « à celui de Jean-Luc Mélenchon » avant de conclure que la chef du FN « n'était pas d'extrême droite, mais d'extrême gauche.»

Si Nicolas Sarkozy était de passage à Nancy pour l'élection à la présidence de l'UMP, c'est clairement un candidat à la présidentielle de 2017 que les militants ont entendu avec des propositions telles « une convergence avec l'Allemagne pour mener la politique européenne »,  le gaz de schiste, la suppression de l'aide médicale d'État, mais aussi le temps de travail des enseignants « qui doit être augmenté de 30% pour gagner 30% de plus » tout en réitérant ses propositions de 2012 et même des mesures de son quinquennat avec les heures supplémentaires défiscalisées, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux «même dans les collectivités territoriales », l'autonomie des universités, la baisse des charges pour les entreprises ou encore les droits de succession. Concernant la loi Taubira, s'il s'est déclaré opposé à la GPA pour tout le monde et la PMA pour les couples de femmes homosexuelles, car selon lui «cela revient à la GPA », pas question de trancher sur la question du mariage pour tous  « pas avant que je sois président de l'UMP, car je veux rassembler » s'est exprimé Nicolas Sarkozy. Au vu de l'intensité des applaudissements, visiblement les militants nancéiens ont été emballés... 

 

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