avril 25, 2019

Municipales 2014 Nancy: Mergaux envisage l'exclusion de Brosseau du PRG

Nancy- Situation ubuesque au parti radical de gauche de Meurthe-et-Moselle pour lequel Hervé Brosseau a signé un accord avec le candidat socialiste Mathieu Klein. Olivier Mergaux le leader local du parti conteste cet accord. Interview
mairie nancy 

Olivier Mergaux que se passe-t-il au PRG ?

Olivier Mergaux:  Il y a une fédération qui s'est prononcée à l'unanimité moins une voix, celle de Mr Brosseau, en faveur d'une participation sur la liste de Laurent Hénart. Ensuite du point de vue statutaire, il y a un bureau national qui tranche s'il y a des conflits et un comité directeur au niveau national qui se réunit pour donner des orientations éventuelles, c'est tout. Il y a simplement un conseil exécutif qui ne fait que gérer des décisions qui sont prises par le bureau national ou le comité directeur. Il se trouve que Mr Brosseau, ex-UMP à Toul qui a soutenu Nadine Morano puis qui s'est retourné contre elle l'année suivante en 2012 pour se présenter sous l'étiquette MODEM, a adhéré à Paris au mois de juin de cette année au PRG. C'est-à-dire que cela fait moins de six mois qu'il est au parti radical de gauche. Je n'avais pas d'informations très précises sur ce monsieur, mais étant donné qu'il était envoyé par Paris, moi je fais confiance.

Ensuite se déroule une réunion fédérale au mois de novembre à laquelle on présente ce qui a été décidé par le bureau départemental en fonction des propositions qui sont faites, nous avions invité Mr Brosseau qui nous a fait part de son opposition uniquement à l'alliance sur Nancy avec Laurent Hénart, rien sur Maxéville où l'on a une alliance avec l'UDI, rien également sur Pont-à-Mousson où nous avons un adjoint au maire, il a voté pour. Ensuite, j'apprends que Mr Brosseau représente le parti radical de gauche en tant qu'individu alors qu'il n'est pas mandaté ni par la fédération, ni par Paris, d'ailleurs cela ne fait pas partie des statuts et qu'il va signer un accord avec le parti socialiste. La coupe est pleine, à partir de ce moment-là on dit stop, c'est pour cela que j'envisage de demander à Paris son exclusion puisqu'il ne respecte aucun statut, ni les compétences de la fédération, ni même les compétences nationales. Il y aura peut-être au comité directeur de Paris, une décision qui sera prise, mais ce n'est pas évident, mais de toute façon ce n'est pas nécessaire qu'elle soit prise sur la personne de Mr Brosseau, mais uniquement sur l'éventualité d'alliance avec la liste socialiste ou celle de Laurent Hénart ou bien rien du tout.

C'est une situation ubuesque...

Oui ça paraît ubuesque, mais à cause du comportement d'un homme.  J'ai 20 ans d'ancienneté au parti radical de gauche, jamais je ne me serais permis de faire des choses pareilles.

Avez-vous eu des contacts avec Paris depuis les événements de ce week-end ?

Oui j'ai eu des contacts, mais je pense qu'à Paris ils ne connaissent pas Mr Brosseau. Là on vient de leur rapporter un maximum d'informations. Donc on verra d'ici mercredi ce qu'il va se passer. Il y a peut-être des pressions du parti socialiste, mais il y a des statuts, on ne peut pas déroger aux statuts, ce n'est pas le centralisme démocratique chez nous, ce n'est pas le parti communiste des années 60. Ce n'est pas une personne face à la fédération qui de toute façon est à l'unanimité derrière moi.

Derrière vous et derrière Laurent Hénart ?

Pour nous c'est clair, il y a une spécificité radicale à Nancy, et ce depuis de nombreuses années. Nous avons eu Jean-Jacques Servan-Schreiber, le mendésiste puis André Rossinot le radical, dans cette logique Nancy c'est une spécificité et nous avons fait le choix de soutenir Laurent Hénart. 

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