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Hollande et Sarkozy s'invitent au conseil municipal de Nancy

Nancy- Le débat d'orientation budgétaire 2014 s'est tenu au conseil municipal de Nancy lundi soir, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont été très présents dans les discussions...
conseilmunicipal.juin2013 
Photo d'archive www ici c nancy fr

 

Les oreilles du président de la République François Hollande et de son prédécesseur ont dû siffler lundi en fin de journée. En effet c'est le moment où s'est tenu le débat d'orientation budgétaire 2014 lors du conseil municipal de Nancy durant lequel les discussions ont été transposées plus près de Paris que de Nancy. Michel Dufraisse, adjoint au maire délégué aux finances a lancé les hostilités en présentant les orientations d'un budget difficile à élaborer en ces temps de crise. Mais la cause numéro une de ces difficultés selon Michel Dufraisse ce sont certaines décisions unilatérales de l'État comme la baisse des dotations de l'État aux collectivités territoriales et " certaines dépenses imposées " références faites aux rythmes scolaires ou encore la hausse des charges sociales ou de la TVA pour une perte totale de 6 millions d'euros pour les deux prochaines années selon l'adjoint au maire. Des critiques qui ont fait réagir l'opposition, Mathieu Klein a ainsi jugé que la situation actuelle de la France n'était pas le fait " des décisions prises depuis le 6 mai 2012 " et l'élection de François Hollande et de rappeler que Nicolas Sarkozy avait mentionné dans son programme " présenté en décembre 2011 par Mme Debord une diminution de l'aide de l'État aux collectivités de 10 milliards d’euros sur le quinquennat, soit 2 milliards d’euros par an. " Réponse de l'adjointe au maire de Nancy " la grande différence c'est que François Hollande a menti en déclarant qu'il maintiendrait de façon égale les dotations aux collectivités territoriales " avant de demander au candidat socialiste à la mairie de Nancy d'assumer " d'avoir soutenu un candidat qui a menti aux Français. " Chose faite un peu plus tard par Bertrand Masson " nous assumons complètement la politique de rigueur budgétaire de ce gouvernement quand la politique du précédent Président de la République était le laisser-aller, le creusement permanent du déficit public, nous assumons les priorités de ce gouvernement. "

Députée de Meurthe-et-Moselle, Chaynesse Khirouni a ensuite pris la parole pour d'abord critiquer la présidence de Nicolas Sarkozy " quand nous sommes arrivés au pouvoir nous avons trouvé le pays dans un état désastreux au niveau de ses finances publiques " avec une dette accrue de 860 milliards d'euros en dix ans selon la députée qui a ensuite dénoncé " les 74 milliards de cadeaux fiscaux du gouvernement Sarkozy et Fillon " mais aussi " les choix et les décisions politiques qui ont dégradé le pouvoir d'achat des citoyens comme  le gel du barème de l'impôt et la suppression de la demi-part fiscale pour les veufs et les personnes seules. " Puis la députée de Meurthe-et-Moselle s'est livrée à un plaidoyer de la politique du gouvernement actuel en citant quelques mesures adoptées depuis mai 2012 par exemple l'augmentation de 25 % de l'allocation de rentrée scolaire, la revalorisation de 4 % du plafond de revenu fiscal de référence ou encore la revalorisation du complément familial et du RSA, une manière selon elle de rappeler que " des choses ont été faites, elles ne sont peut-être pas bien valorisées. " Face à cet inventaire, le sénateur UMP Jean-François Husson a demandé à la députée de ne pas faire " preuve de surdité pour ne pas dire parfois d'absurdité, regardez le taux de satisfaction des Français vis-à-vis du Président de la République et son gouvernement " avant de rappeler les reculades et autres couacs. Chaynesse Khirouni a également tenu à préciser concernant la baisse des dotations de l'État que "  le choix a été fait de préserver l'investissement public, la réduction porte sur la dotation globale de fonctionnement et non sur les dotations d'investissement. " Mais pour André Rossinot tout est lié " les dotations globales de fonctionnement servent aussi pour l'investissement  " a assuré le maire de Nancy alors que Jean-François Husson a estimé que l'État n'avait pas le droit d'étrangler les collectivités comme c'est le cas actuellement.

Des efforts que contestent également de nombreux maires socialistes " qui signent avec nous les demandes de revenir sur ces décisions " selon Michel Dufraisse qui par ailleurs n'a pas hésité à revenir sur les 35h pour parler de l'héritage socialiste. Pour Laurent Hénart " jamais des choix nationaux n'avaient impacté à ce point le budget de la ville de Nancy, n'avaient à ce point compromis l'avenir des Nancéiens " puis le candidat UDI aux prochaines municipales a enfilé sa robe d'avocat pour défendre la politique de Nicolas Sarkozy " les choix économiques et le sérieux budgétaire avant 2012 n'ont rien à voir avec la rigueur budgétaire actuelle " jugeant inefficaces et injustes les efforts demandés " le déficit ne recule pas vraiment, vous n'avez pas fait payer que les riches loin de là avec les heures supplémentaires et les cotisations sociales. " 

De son côté Bertrand Masson n'a pas oublié le pacte Lorraine qu'il définit comme " un effort sans précédent de 300 millions d'euros de l'État qui représente un effort d'investissement pour l'innovation et l'avenir " regrettant au passage que la majorité municipale n'en tire pas d'enseignement pour l'agglomération nancéienne. Là aussi André Rossinot est monté au créneau estimant qu'il n'était pas sérieux de dire " que l'on va sauver la Lorraine avec 150 millions d'euros de l'État " l'autre moitié des 300 millions provenant de la région. Jean-François Husson a regretté l'absence de concertation " un pacte c'est préparé et signé collectivement, cela n'a pas eu lieu. " Le mot de la fin a été pour le maire André Rossinot qui a jugé que " le malentendu était profond et durable entre l'État et les collectivités " et qui en guise de conclusion de ce débat d'orientation budgétaire a proposé au vote un voeu à l'endroit de François Hollande " pour un changement de méthode pour le soutien à l'économie locale et la sauvegarde de l'emploi " sans surprise les socialistes ont voté contre...

   

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