août 23, 2019

Nancy: Rossinot répond aux critiques de la gauche

Nancy — En préambule d'un conseil municipal express, André Rossinot a répondu aux critiques des élus de gauche...

conseilmunicipal.juin2013crédit photo ici-c-nancy.fr

André Rossinot allait-il répondre aux critiques formulées par les élus de gauche? Les fameux sondages allaient-ils revenir au centre des discussions ? Des questions qui ont vite trouvé réponse lundi lors d'un nouveau conseil municipal une semaine après le dernier qui avait vu le départ prématuré de l'opposition, lassée par le comportement du maire à leurs égards. Le suspense a donc tourné court, André Rossinot ayant décidé de riposter en préambule de l'ordre du jour, calmement, mais avec fermeté. Il a d'abord exclu le moindre regret sur ses propos de la semaine précédente qui avaient provoqué la colère et le départ des élus de gauche « je me suis même trouvé pas mal » a lâché André Rossinot histoire de donner le ton de sa riposte. Puis les sondages sont rapidement revenus sur le tapis, le maire réitérant sa demande d'explications à Mathieu Klein qui s'était montré interrogateur concernant le financement des sondages par les nancéiens « soit vous êtes un amateur, ce que je ne pense pas, soit vous travestissez la vérité, à vous de me répondre » a insisté André Rossinot qui ne semble pas vouloir lâcher du leste sur le sujet. En guise de réponse le secrétaire fédéral de Meurthe-et-Moselle du parti socialiste a rappelé au maire qu'il n'était pas procureur avant de l'inviter à saisir la commission nationale des sondages « si vous avez besoin de vérifier que les conditions légales de tel ou tel sondage , voir quel institut a interrogé quels Nancéiens à quel moment » regrettant au passage le démenti tardif du premier magistrat sur cette commande par la ville d'un sondage IFOP.

André Rossinot : « Suis-je un maire qui divise ? »

Puis la conférence de presse des élus de gauche de samedi dernier portait ses fruits, André Rossinot répondant point par point aux critiques exprimées par l'opposition. « Suis-je un maire qui divise ? » s'est-il faussement interrogé, répondant par une phrase de François Borella, opposant socialiste historique qui lui reconnaissait une capacité à fédérer les pensées puis en rappelant qu'il avait rassemblé dans ses listes « des socialistes, l'ensemble de la famille radicale, des MODEM,des sans étiquette, des talents de la vie civile ». Un argument qui n'a pas ému Mathieu Klein estimant qu'au cours de ses mandats André Rossinot a cru « que l'opposition servait à garnir (sa) liste suivante » Puis le maire a balayé l'idée d'être un chef de clan, accusant Mathieu Klein de continuer « des insinuations malsaines » alors que lors des travaux du sillon lorrain « avec des municipalités de sensibilité opposée sur le plan national, les décisions ont prises à l'unanimité. » Puis de mettre en avant le conseil de développement du plateau de Haye, les ateliers de vie de quartier , le conseil de la vie étudiante, en autres, comme autant d'avancées de la ville de Nancy en matière de « démocratie participative » pour contrer l'idée d'une gouvernance désuète dénoncée par la gauche. En réponse Mathieu Klein estime que la majorité « n'a rien inventé en terme de démocratie moderne. » Histoire de passer à l'attaque après la défense, André Rossinot a jugé illégale la proposition du candidat socialiste d'organiser plusieurs conseils municipaux dans les quartiers de la ville citant le texte de loi correspondant, une proposition qui résulte « de l'amateurisme » selon André Rossinot, « vous avez organisé un conseil communautaire à Pulnoy » lui a rétorqué Mathieu Klein. Le maire nancéien n'a pas non plus accepté d'être accusé « de bafouer l'opposition » rappelant qu'il n'y a pas de temps de parole au conseil municipal, ni même au conseil de communauté au contraire du conseil régional de Lorraine où « l'opposition a huit minutes de parole » a rappelé Claudine Guidat venue à la rescousse.

conseilmunicipal.klein

Mathieu Klein : « Autosatisfaction »

En conclusion, le président du Grand Nancy, ciblant Mathieu Klein, a lâché que « la meilleure défense reste l'attaque sur la forme et les attaques personnelles » regrettant l'absence du débat de fond et jugeant « que le débat et la confrontation et l'alternative à nos projets ne sont pas votre fort » a-t-il asséné à l'endroit du conseiller général  « adepte de la théâtralisation et de la victimisation, personne n'est dupe sur cette fausse spontanéité. » Un compliment aussitôt retourné par Mathieu Klein jugeant la prise de parole d'André Rossinot comme un beau numéro « d'autosatisfaction » et souhaitant « que cette enceinte municipale reste un lieu serein jusqu'aux élections municipales » avant de demander au maire d'élever le niveau « affrontez-vous à nous sur le contenu rentrez dans le débat, mais gardez pour vous vos remarques. » La suite fut beaucoup plus consensuelle, les délibérations étant toutes votées à l'unanimité en 1 h 15 précises dont celle évoquant la fusion entre la maternité régionale et le CHU de Nancy, place aux vacances...

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