août 18, 2019

Nancy veut agir pour et avec l'enfant

NANCY - Jeudi 18 octobre 2012, à la Fabrique, place de la République, André Rossinot  a convié élus et partenaires pour présenter les états généraux de l’enfant dans la ville. Ce dispositif coïncide avec le dixième anniversaire du partenariat « ville amie des enfants ». Signé en 2003 avec Unicef et l’AMF (Association Maires de France), Nancy fut la première agglomération de Meurthe-et-Moselle à sceller ce partenariat. Une décennie plus tard, les États généraux de l’enfant dans la ville s’instaurent comme la continuité de cette volonté politique.. 
villedesenfants1
Les États Généraux de l'enfant dans la ville - crédit photo Alice Beckel | ICI-C-NANCY.FR

« Les Etats généraux réunis autour d’associations et de valeurs »

En préambule, le maire de Nancy, André Rossinot, a dénombré les valeurs fondatrices de ces États généraux. La justice, le respect, la reconnaissance du travail accompli, « les valeurs républicaines » synthétise Laurent Hénart .

Légitime de par les actions menées dans le passé mais également en raison de sa proximité avec les jeunes populations et leurs familles, la mairie de Nancy par ces Etats généraux entend dresser un état des lieux de la jeunesse nancéienne. Pour ce faire, elle appelle associations et citoyens à formuler de nouveaux projets pour la jeunesse.  

" État Généraux de l'enfant dans la ville : "agir pour et avec l'enfant" André ROSSINOT

Nouveaux partenaires et nouveaux projets,  pour coller aux évolutions de la société.

En effet, la structure familiale a changé, explique Valérie Rosso-Debord, adjointe au maire déléguée à la solidarité, aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Les familles monoparentales et recomposées sont de plus en plus nombreuses. De plus, il n’est plus exceptionnel de voir cohabiter trois ou quatre générations dans la même ville, les liens intergénérationnels arborent de nouvelles dimensions dans l’espace urbain. Enfin, les problèmes d’addiction chez la jeunesse sont également problématiques et doivent déclencher une réponse des collectivités.

D’ailleurs, sur cette seule problématique des addictions, André Rossinot a envoyé une lettre au président François Hollande dans laquelle il appelle à faire de la lutte contre la drogue, la grande cause nationale en 2013.

Ainsi, l’amélioration de l’accessibilité et des services scolaires, l’accompagnement pour l’entrée dans la vie active sont des problématiques auxquelles la commune de Nancy aidée de ses partenaires souhaite s’attaquer.

« Toute une ville pour élever un enfant »

En se défendant de vouloir destituer les parents de leur responsabilité, Valérie Rosso-Debord, insiste sur l’écoute qui leur sera accordée à eux, mais également à tous les acteurs, MJC, crèches. Cette démarche se veut fonder sur le pragmatisme et la réalité, explique-t-elle. Ainsi, elle justifie les Etats généraux de la jeunesse dans la ville par le résultat d’une étude de l’UNICEF selon laquelle en 2050, 50% des enfants vivront dans des villes.  Puis, elle légitimiste la nécessité de s’attaquer à la mobilité dans la ville en citant un exemple très concret de la mère de famille rassurée de savoir sa commune abondamment dotée en moyens de transport lorsque sa fille de 16 ans commence à sortir tard le soir.

« Ecole du savoir et de la vie conjuguée »

De 0 à 21 ans, l’espace urbain doit accompagner les jeunes citoyens dans leur parcours de vie. Question scolarité, les États généraux de l’enfant dans la ville souhaitent concilier l’école du savoir et l’école de la vie. Laurent Hénart, délégué à la culture, la coordination des fêtes et animations et les grands événements, déplore les problèmes d’insertion dans une ville universitaire comme Nancy.

Ainsi l’adjoint au maire a annoncé la multiplication de réseaux éducatifs avec les entreprises dans le but de multiplier les stages et les apprentis pour les élèves. Pour ce point particulier l’énergie des entreprises publiques et des maisons de l’emploi seront sollicitées.

« Nancy est victime de son succès » selon le second adjoint au maire, les possibilités d’études sont nombreuses, mais mal connues des principaux intéressés. Pour y remédier, une meilleure communication sera établie en amont. Les informations quant aux offres de formation de la cité nancéienne seront davantage diffusées afin des répondre aux questions des parents comme des enfants.

Le lancement de ces diverses actions ou tout du moins les débats préliminaires devraient intervenir courant novembre. En effet, à l’heure actuelle encore aucune action n’a concrètement été menée. L’intégration même des acteurs aux débats ne comporte aucune méthode bien précise bien que Valérie Rosso-Debord a évoqué la possibilité de forums-locaux sans être très précise sur le calendrier. Rossinot a quant à lui mis l’accent sur la délicatesse du débat puisqu’un des acteurs clés, les collectivités locales ont vu, selon l’élu nancéien, leurs coûts de scolarité augmentés de 15 à 20%.

 

Retrouvez-nous sur Facebook

Ici-c-Nancy TV