octobre 20, 2019

Grand Nancy : la police accentue la répression sur les rodéos sauvages

Une motocross, non homologuée pour circuler sur la voie publique, saisie dans le cadre de l'opération anti rodéos sauvages - photo ICN Une motocross, non homologuée pour circuler sur la voie publique, saisie dans le cadre de l'opération anti rodéos sauvages - photo ICN
Nancy. Dans le cadre des missions de la Police de sécurité du quotidien (PSQ), une opération anti-rodéo a été menée par la police dans plusieurs quartiers de la métropole du Grand Nancy. Trois individus ont été placés en garde à vue, deux motocross ont été saisies. 

Deux imposantes motocross confisquées par les forces de police, leurs pilotes présumés interpellés. Les faits s'inscrivent dans une lutte contre les rodéos sauvages qui exaspèrent riverains, bailleurs sociaux, policiers municipaux et élus. Pneus qui crissent sur le bitume, vrombissements, wheeling, dérapages dangereux dans un vacarme assourdissant, une pratique généralement accompagnée d'une mise en danger immédiate pour les passants. 

« L'ensemble de la métropole est concerné par ces rodéos ... »

Guillaume MARTIN, commissaire à l'hôtel de police de Nancy

Et, avec les beaux jours, ce fléau qui ne possède pas de limite géographique semblerait même s'accentuer sur les chemins, dans les parcs et en ville. « L'ensemble de la métropole est concerné par ces rodéos », confirmait jeudi lors d'un point presse Guillaume Martin, commissaire à l'hôtel de police à Nancy. Contre cette problématique et avec l'appui de la loi anti-rodéo en vigueur depuis le 3 août 2018 permettant de sanctionner les « comportements compromettant délibérément la sécurité ou la tranquillité des usagers de la route », la police a multiplié ces derniers jours les opérations pour identifier les auteurs de ces agissements délictueux. 

Une « prise en charge » pour agir avec prudence 

Dans ce contexte et face à des individus extrêmement mobiles la police s'appuie sur une démarche « de prise en charge » pour agir avec prudence et sécurité. « Le but n'est pas d'accentuer le rodéo, mais de localiser les pilotes », affirme de son côté Laurent, porte-parole de la police. La dernière opération anti-rodéo en date, le 14 juin 2019, illustre bien cette volonté de traquer à distance les auteurs de rodéos sauvages et permettre de les localiser sans engager de course-poursuite. Ainsi, la police a eu recours à un important dispositif appuyé par un avion de la Police aux Frontières (PAF) équipé d'une caméra. Les images vues du ciel étaient ensuite retransmises sur les tablettes des policiers prêts à intervenir dans leurs véhicules sur les communes de Vandoeuvre-lès-Nancy, Fléville-devant-Nancy, Jarville et Heillecourt. Ce même jour, une première motocross était localisée et saisie.

Au terme d'un minutieux et long travail d'investigations, les enquêteurs de la Brigade des Accidents et Délits Routiers (BADR) ont identifié plusieurs pilotes soupçonnés de rodéos urbains. Trois individus dont un mineur ont été interpellés ce mardi 2 juillet dans l'agglomération de Nancy et placés en garde à vue à l'hôtel de police du boulevard Lobau. Ils font l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire (COPJ) au mois de novembre prochain. 

La nouvelle loi en vigueur punit d’un an d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende les auteurs de rodéos. Des peines accentuées à deux ans et 30 000 € d’amende si les faits sont commis en réunion, trois ans et 45 000 € si le mis en cause a consommé de l'alcool ou des stupéfiants. Les forces de l’ordre peuvent aussi procéder à la confiscation du véhicule ou engin ayant servi au délit. Des mesures inscrites dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ). 

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