juillet 20, 2019

#LABOÎTE : la police en opération recrutement à Nancy

Démonstration de la brigade cynophile de Nancy avec le berger malinois Nya - photo ICN Démonstration de la brigade cynophile de Nancy avec le berger malinois Nya - photo ICN
À l’occasion de sa campagne de recrutement, la police nationale propose jusqu’au 28 mai dans quatorze villes de France une expérience grandeur nature pour entrer dans la « boîte ». L’étape nancéienne pilotée par les policiers se déroulait jeudi sur le parvis du Centre de Congrès Prouvé.

La police nationale était sur le pont ce jeudi pour inviter les jeunes à entrer dans la boîte et vivre « l’expérience police ». Cette opération de communication inédite s’inscrivant dans la campagne de recrutement 2019 propose jusqu’au 28 mai dans quatorze villes de France, une immersion dans le quotidien des policiers afin d’attirer les futures recrues. Après Paris, Amiens, Tourcoing et Reims, l’évènement se déroulait à Nancy ce jeudi. Rassemblés devant le parvis du Centre de Congrès Prouvé, une trentaine de policiers locaux et de la plateforme « objectif police », étaient présents pour dialoguer autour de leurs principales missions : protéger, enquêter et intervenir. 

L’occasion d’assister pour ceux qui le souhaitaient à des démonstrations comme celle de la brigade cynophile, de découvrir de l'équipement ou bien de pousser l’expérience un peu plus loin en s’équipant d’un casque de réalité virtuelle. Un dispositif qui permettait de prendre part « virtuellement » et à 360° à des interventions du RAID, des CRS lors d’un secours en haute montagne ou encore en compagnie d’une brigade motocycliste ou de la brigade équestre. Un stand d’information sur le recrutement concluait la fin du parcours.

L’opération qui se déroule dans quatorze villes de France rencontre un vif succès et bénéficie d’un très bon accueil de la part des jeunes, s'est réjouit Camille Chaize, commissaire de police à Paris et porte-parole de la police nationale. Parmi les métiers les plus sollicités en terme d'informations par les jeunes ceux de la police technique et scientifique, les métiers d’intervention ou encore les métiers d’enquête. De quoi ouvrir le champ des possibles, la police nationale ouvre cette année 3500 postes pour le concours de gardiens de la paix. 

#La Boîte : Jérôme Bonet, directeur central de la police judiciaire (DCPJ) à Nancy

En plein tour de France ponctué de visites des services de la PJ, Jérôme Bonet, nouveau directeur central de la police judiciaire (DCPJ) était de passage dans la cité ducale lors de l’étape de la campagne #LaBoîte. L’occasion pour l’ancien chef du service d’information et de communication de la police nationale (Sicop) de s’exprimer sur cette campagne et sur le thème crucial du recrutement qu’il considère comme « un autre moyen de créer du lien et de découvrir nos métiers ». En la matière, il admet que les campagnes de recrutement ont évolué. « On est sorti peut-être d’une époque où la communication n’était pas dans l’ADN. Ces dernières années nous avons professionnalisé notre communication, les réseaux sociaux nous ont fait découvrir de nouveaux champs de contact et ont permis de désinstitutionnaliser en quelque sorte la communication. Aujourd’hui les gens ont besoin de réel et d’authenticité et donc d’un contact plus direct avec la police. ll faut que la notion de service public soit pleinement intégrée. », affirme-t-il. Il perçoit également dans ces campagnes de recrutement et de communication, un exercice positif pour les policiers eux-mêmes exerçant dans un contexte plus apaisé. « Le fait qu’on s’ouvre c’est indispensable, les policiers doivent constamment faire face aux difficultés, aux problèmes... Le fait de discuter donne des idées et de la motivation ». 

Concernant les perspectives d’avenir dans les métiers de la police, Jérôme Bonet affirme que le panel est large et les possibilités d’évolutions réelles évoquant les exemples de certains gardiens de la paix devenus hauts gradés. « On peut décider de s’investir pour évoluer. Il y a des perspectives, il y a de vraies opportunités pour celui qui a le sens du service public ». Néanmoins pas question d’idéaliser les métiers de la police. « Ça reste un métier difficile, il faut être courageux cela exige des valeurs, de l’engagement », prévient le directeur central de la police judiciaire (DCPJ).

Pour fournir les rangs, la police recrute cette année sur concours 3500 gardiens de la paix. Emmanuel Macron s’était engagé sur le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes sur la durée du quinquennat.

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