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Laurent Hénart « sans ambiguïté » sur le train de vie de la municipalité

  • Écrit par C.G
  • Publié dans Nancy
De gauche à droite Michel Dufraisse, Laurent Hénart et Sylvie Petiot De gauche à droite Michel Dufraisse, Laurent Hénart et Sylvie Petiot
Nancy- Afin de lever « toutes ambiguïtés » Laurent Hénart joue la transparence sur les comptes administratifs de la ville.

Laurent Hénart a présenté ce mardi, en compagnie des adjoints au maire Sylvie Petiot et Michel Dufraisse, le bilan à mi-mandat des comptes administratifs de la ville. Une transparence que le maire de Nancy estime nécessaire à l'issue des trois premiers exercices qui signifie la fin du plan d'équilibre et de développement pour faire face à la baisse des dotations de l'Etat. La cité ducale a ainsi perdu près de 10 millions d'euros en trois ans obligeant l'équipe municipale à faire des économies « sous peine d'être prise en charge par la préfecture » selon l'adjoint au maire délégué aux finances, Michel Dufraisse. Une clarification nécessaire également pour faire face « aux allusions sur le train de vie de la municipalité » selon Laurent Hénart qui déclare ne pas vouloir « d'ambiguïté sur le sujet. »

Michel Dufraisse qui gère le portefeuille de la ville de Nancy s'est donc chargé de démontrer les bienfaits des choix de l'équipe municipale. Ainsi, comme prévu dans les engagements du plan d'équilibre et de développement, les dépenses de fonctionnement ont baissé de 9,350 millions depuis 2014, la masse salariale a été maîtrisée et la mairie a baissé son train de vie de 10%. Pour se faire « la ville a été gérée comme une entreprise, nous avons regardé où nous pouvions faire des économies » explique Sylvie Petiot,1ère adjointe au maire, qui avance quelques exemples « baisse de 15% des indemnités des élus, de 19% des frais de missions, réceptions et de 10 % en matière de communication. » Laurent Hénart souligne de son côté la suppression de 120 postes à la mairie par le jeu des départs en retraite ou la mobilité, mais cela a aussi « augmenté les dépenses de formation » à destination du personnel affecté à d'autres services. Le maire a tenu à saluer « l'effort de tous, salariés et élus » pour baisser le train de vie de la collectivité « je suis fier du travail réalisé par les agents et élus de la mairie » a ainsi déclaré Laurent Hénart. En matière d'économies, ce dernier n'oublie pas la réduction de moitié du nombre de mairies de quartier (4 au lieu de 8) qui a été compensée par le développement des services en ligne à savoir 80 aujourd’hui sur le site internet de la ville de Nancy.

Cette baisse des dépenses de fonctionnement permet d'augmenter les investissements dont l'enveloppe a été maintenue depuis 2014 comme s'y était engagé Laurent Hénart. Un maire qui se félicite de l'investissement important dans l'éducation « premier bénéficiaire de l'épargne » avec près de 2 millions par an et « le développement des classes bi-langues dans 6 écoles de la commune à la fin du mandat, deux fois plus d'activités périscolaires gratuites, des écoles entièrement fibrées et numérisées » selon l'inventaire du successeur d'André Rossinot. En matière d'investissement, le taux de réalisation est de 80% « il est très bon par rapport à d'autres villes » estime Michel Dufraisse.

Des investissements possibles grâce aussi à une épargne régulièrement au-dessus de 10 millions « ce qui permet d'investir sans trop dépendre des emprunts » se félicite Michel Dufraisse qui souligne également l'augmentation des recettes de fonctionnement « alors que les dépenses baissent. » Conséquence, la dette est également en diminution, de l'ordre de 5,4 millions depuis le début du mandat passant de 109,6 en 2014 à 104,2 millions en 2017 « une dette correcte » selon les termes de Michel Dufraisse. Autre satisfaction de l'équipe municipale, ces économies n'ont pas été réalisées en augmentant les taux de fiscalité « inchangés depuis 2013. »