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Nancy : fermeture administrative du campus Lettres et dépôt de plainte

  • Écrit par C.G
  • Publié dans Nancy
Nancy- Pierre Mutzenhardt a décidé la fermeture administrative du Campus Lettres et de déposer plainte pour des dégradations.

Malgré le vote d'une majorité en faveur de la levée du blocage et du respect de calendrier des examens, les enseignements ne reprendront pas ce mercredi 11 avril au Campus Lettres de Nancy pour éviter un « risque majeur de confrontation entre étudiants. » En cause, la décision de l'UNEF de ne pas tenir compte des résultats de la consultation et de maintenir le blocage « sans perspective de levée » selon le président de l'Université de Lorraine qui regrette dans une lettre adressée ce jour aux étudiants et personnels du Campus Lettres et Sciences Humaines que le comité de lutte dont fait partie l'UNEF « refusait de former une délégation permettant de tenir des échanges productifs et qu’il refusait également de discuter des modalités d’une sortie de crise. »

Dans cette lettre, Pierre Mutzenhardt déclare avoir constaté des « dégradations nombreuses : tags, mobiliers rendus inutilisables, au moins une salle à réhabiliter, vol de matériaux et matériels de chantier » mais aussi des problèmes de sécurité « tentative d’intrusion dans un bâtiment administratif d’un groupe d’une centaine de personnes, déclenchements intempestifs d’alarmes incendie y compris sur d’autres campus, occupation illicite d’un bâtiment public y compris de nuit et le week-end, présence d’individus n’appartenant pas à la communauté universitaire et parfois agressifs, notamment à la BU » sans oublier des problèmes sanitaires « saleté des locaux occupés, consommation avérée d’alcool. »

Pour mettre fin à ces agissements, le président de l'Université de Lorraine a décidé la fermeture administrative du campus avec suppression des enseignements « jusqu’à nouvel ordre. » Un dépôt de plainte sera également déposé pour les dégradations, insultes, utilisation abusive d’image, diffamation, dégradation de bâtiment public. Enfin, Pierre Mutzenhardt ordonne « la reprogrammation dans d’autres lieux, dans la mesure du possible aux mêmes dates et aux mêmes horaires des épreuves terminales programmées avant le 22 avril. Les étudiants concernés en seront avertis dans les plus brefs délais. Ces épreuves seront sécurisées et toute tentative de perturbation, quelle que soit sa forme, sera sanctionnée. »

Le président de l'Université de Lorraine qui déplore les blocages se montre donc déterminé « à maintenir la session d’examen dans le calendrier prévu, en cohérence avec le choix exprimé par les étudiants et en utilisant tous les moyens à (sa) disposition », des évaluations ne pourront porter que sur les enseignements effectivement délivrés.