juin 24, 2019

Saint Nicolas à Nancy : "Un travail est mené sur le défilé et sa sécurisation maximale" Philippe Mahé

Nancy. La fête de la Saint-Nicolas se déroulera cette année le week-end du 2, 3 et 4 décembre 2016. La Ville de Nancy ainsi que les services de l'État réfléchissent actuellement à la sécurisation maximum du défilé. 
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photo d'archives

Le sujet avait déjà été évoqué lors du conseil municipal de Nancy, lundi 26 septembre 2016, cette année marquera le retour du traditionnel défilé de la Saint-Nicolas dans les rues de la cité ducale sur la base d'un itinéraire modifié.

"Un travail est mené sur l'itinéraire du défilé d'une part et sa sécurisation maximale. Il faut se préparer à toutes les hypothèses" Philippe Mahé, préfet de Meurthe-et-Moselle

Seul, le feu d'artifice tiré sur la place Stanislas n'aura lieu par mesure de sécurité, les autorités redoutent en effet des mouvements de panique et de bousculade sur cette place qui atteint toujours son maximum de capacité lors de la manifestation. Le préfet de Meurthe-et-Moselle, Philippe Mahé est revenu sur cet évènement, mardi 4 octobre 2016, lors d'une conférence de presse sur la sécurité en Meurthe-et-Moselle confirmant « un travail de proximité » avec le maire de Nancy et ses équipes. « L'année dernière, il n'y a pas eu de défilé, cette année s'il doit avoir lieu, il faut qu'il soit sécurisé au maximum, compte tenu du contexte dans lequel nous sommes » a souligné Philippe Mahé. « C'est un travail très important, très précis mené entre la ville et nous, pour examiner les conditions dans lesquelles ce défilé pourrait être sécurisé » a conclu le préfet informant hier qu' « aucune décision » n'était encore prise pour la Saint Nicolas.

  

De nouvelles dispositions depuis l'attentat de Nice...

La sécurité monte d'un cran. Sur les manifestations, les préfets depuis la loi du 21 juillet 2016 en matière d'État d'Urgence ont la possibilité par un arrêté préfectoral d'interdire un défilé ou un rassemblement qui ne respecterait pas les conditions de sécurité. Selon la directrice du cabinet du préfet de Meurthe-et-Moselle, Marie Argouarch, cette loi a soulevé dans le département de nombreuses interrogations des organisateurs sur la façon d'assurer la sécurité d'un rassemblement : « le préfet a donc voulu créer un groupe de travail sur le sujet, il a été réuni à plusieurs reprises pendant l'été et a donné lieu à une doctrine diffusée aux maires des départements fixant un certain nombre de préconisations en terme de sécurité publique et également de secours à personne pour que ces nouveaux critères n'empêchent pas l'arrivée des secours ». Parmi les points de sécurité : essayer dans la mesure du possible de tenir les manifestations dans des lieux clos (des parcs, des salles) pour limiter les voies de circulation à côté du site, assurer un filtrage piéton et sécuriser la manifestation en ce qui concerne les conditions de circulation à proximité du lieu de manifestation ou encore la gestion des files d'attente. Le deuxième volet de cette doctrine fixe les seuils d'information des services de l'État : « en dessous de 1500 personnes, les communes ou organisateurs informent directement la police ou la gendarmerie et travaillent avec eux pour assurer la sécurité de l'évènement, entre 1500 et 5000, la préfecture ou sous-préfecture est également informée et dans certaines conditions va mener une réunion de sécurité en cas de sensibilité particulière identifiée. Au-delà de 5000 une réunion est systématiquement organisée ». Depuis le mois d'août, selon la prefecture de Meurthe-et-Moselle, environ 40 réunions ont eu lieu sur le département présidées systématiquement par un sous-préfet. Un échange entre organisateurs et maire de la commune est également mis en oeuvre sur la base d'un dossier transmis en amont. À l'issue de la réunion, le préfet signe ensuite systématiquement des notes de sécurité, signées par le maire et l'organisateur, définissant les conditions de sécurité de l'évènement.

 

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