octobre 15, 2019

Saintois (54) : le loup désigné potentiellement responsable de la mort de plusieurs brebis (vidéo)

NANCY et région. Deux bêtes sont décédées et deux autres blessées au cours d’une attaque commise fin novembre à une quarantaine de kilomètres de Nancy, la responsabilité du loup n’est pas exclue. 

loup en meuse credits oncfs-dir ne-sd55

crédit photo ONCFS-DIR NE-SD55 / www ici c nancy fr

C’est dans la commune de Pulney proche de la colline de Sion et à quelques kilomètres seulement de la frontière administrative des Vosges que les autorités suspectent la présence du loup suite à une attaque commise dans un troupeau de brebis d’un agriculteur Meurthe-et-Mosellan. Les faits se sont déroulés le 30 novembre dernier, quatre brebis d’un troupeau de 43 bêtes étaient attaquées dont deux mortellement. Après des expertises, et un premier constat de l’ONCFS sur les lieux, l’équipe « Grands carnivores : Loup – Lynx » du Centre National des Études et Recherche Appliqué (CNERA) a conclu à « une responsabilité du loup non exclue » .

À la recherche d'indices génétiques du loup...

Une première en Meurthe-et-Moselle, malgré de précédents signalements où la responsabilité du loup avait été écartée. Cette attaque livre cette fois-ci, une version différente et marque une première étape jamais envisagée : « Il y a une présomption, on est dans le signalement de la présence du loup » a expliqué ce mardi Christophe Fotré, directeur départemental de la DDT54 lors d’une conférence de presse à la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Le loup a « une technique de prédation particulière » insiste pour sa part Daniel Adrian de l'ONCFS 54 dévoilant une technique de capture précise qui s’est vérifiée sur les bêtes tuées. Ainsi, lors des expertises réalisées, ces dernières présentaient des plaies au niveau du coup, des trous dont le diamètre dépassait les 3 millimètres, leurs vertèbres ont été rompues autant d’indices pouvant correspondre à une attaque de chasse du canidé. En revanche, malgré les premières conclusions émises, le doute subsiste encore, l'animal n'a pas consommé même partiellement les bêtes tuées et seule une expertise génétique pourrait confirmer officiellement la présence du loup.  

Un premier dispositif devrait être mis en place qui consiste à l’intensification des patrouilles sur le secteur avec l'objectif de trouver une trace d’empreinte de pas ou toute marque permettant une analyse génétique, mais aussi l’installation d’une clôture électrique haute protégeant le troupeau de l’éleveur victime de l’attaque. Une investigation qui s’annonce longue et difficile, en trois ans de présence en Lorraine, le loup, très mobile, se distingue malgré ses attaques par sa discrétion ainsi il s'est dévoilé à seulement quelques reprises aux pièges photographiques installés dans les Vosges et dans la Meuse...

EN VIDÉO : les précisions de Christophe Fotré, directeur de la DDT 54 et Daniel Adrian, chef de service à l'ONCFS 54

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