juillet 17, 2019

Meurthe-et-Moselle : 33 personnes ont perdu la vie en 2017 sur les routes

Sécurité routière. Moins de blessés et surtout moins de morts sur les routes du département en 2017. Le bilan annuel de la sécurité routière livré lundi en préfecture de Meurthe-et-Moselle met en relief un recul du nombre des accidents corporels traduisant des accidents de moins en moins graves. Éléments d'explication. secourspompiers
photo d'archives

Trente-trois personnes ont perdu la vie en 2017 sur les routes de Meurthe-et-Moselle, soit une victime de moins qu’en 2016. Une légère baisse à mettre en exergue au cours de ces quatre dernières décennies. Ainsi, si l’on s’appuie sur les statistiques de ces dernières années, ce nombre a été divisé par six depuis les années 70. Une époque, où les morts se comptaient en centaine. Pour mémoire, l’année 1976 pour le département de la Meurthe-et-Moselle enregistrait 185 décès.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années en matière de sécurité routière, les causes des accidents restent régulièrement les mêmes dans le département. Parmi les facteurs incriminés dans les accidents mortels, la vitesse (40 %), l’alcool (25 %) et l’utilisation de moyens de distractions pour le conducteur comme l’utilisation des téléphones portables et l’envoi de SMS au volant. 

Les piétons surreprésentés dans le bilan

En 2017, les données statistiques liées à la mortalité des piétons progressent. Dans le département, elles s’établissent à 36 % au lieu de 14 % au niveau national, un pourcentage bien plus élevé en Meurthe-et-Moselle qu’à l’échelle nationale.  « Un nombre invraisemblable de piétons tués autant en zone de police que gendarmerie » pour un phénomène « assez préoccupant », estime Éric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle. Parmi les victimes de ces accidents, il s’agissait souvent de personnes âgées (39 % avaient plus de 65 ans) et en majorité des hommes (88 %). Des piétons décédés souvent en traversant en dehors des passages dédiés et lorsque la luminosité est mauvaise.

Une baisse du nombre de blessés

Le nombre de blessés hospitalisés est en baisse en 2017. Dans le détail, les chiffres évoquent -6 % d’accidents corporels (soit 37 personnes en moins par rapport à l'an passé), -10 % de blessés non hospitalisés (79 personnes en moins). Enfin, le nombre de blessés hospitalisés suit cette tendance et diminue fortement de 20 % (soit 39 personnes en moins). 

Une légère baisse des infractions et des délits

Les automobilistes ont-il réduit leurs comportements à risque sur les routes ? L’année 2017 en Meurthe-et-Moselle marque en tout cas une légère baisse des infractions et des délits avec un recul global de 1,43 % par rapport à 2016. Ainsi, les forces de l’ordre ont constaté, -1,5 % d’infractions liées à la vitesse, -6,5 % pour les infractions aux feux rouges, -15 % pour les infractions liées à la consommation d’alcool et de -4 % pour les stupéfiants. Les infractions du non-port de la ceinture se stabilisent. En revanche, cette légère baisse des infractions contraste avec un autre phénomène à savoir l’usage du téléphone portable au volant. En 2017, les policiers et les gendarmes ont dressé + 17 % de contraventions liées au téléphone

Focus. 

En Zone police. L'accidentologie en zone police pour la DDSP 54 en 2017 est « plutôt bien orientée », « nous avons totalisé moins d'accidents, moins de blessés et surtout moins de tués », souligne Nicolas Jolibois, directeur départemental de la Sécurité publique en Meurthe-et-Moselle. En 2017, 7 accidents mortels ont été comptabilisés en zone police en 2017 contre 12 len 2016. De meilleurs résultats liés à la hausse des opérations de contrôles routiers pour le patron des policiers. 

En Zone Gendarmerie. En 2017, la mortalité routière a progressé en zone gendarmerie avec 26 tués contre 20 en 2016. Une mortalité routière fixée davantage sur l’arrondissement de Nancy. Selon le lieutenant-colonel Gwendal Durand, 18 automobilistes ont péri au cours de mouvements du quotidien et déplacements pendulaires à savoir sur des axes assez rectilignes comme la D611 entre Toul et Dieulouard, la D331 aux abords de Nancy, les axes pour rejoindre les Vosges ou encore l’axe entre Nancy et Château-Salins. Enfin, l’activité répressive est restée soutenue avec 21 452 infractions relevées par les gendarmes. Ces dernières ont abouti à une augmentation de 10 % de rétention des permis de conduire pour s'établir à 2177 rétentions. Enfin, l’arrivée de nouveaux kits de tests salivaires pour les stupéfiants a permis d’augmenter les contrôles effectués en la matière de 40 % en 2017.   

Actions de préventions pour lutter contre l’insécurité routière, radars et priorités 2018

En renfort de l’action menée sur le terrain par les forces de l’ordre, la lutte contre l’insécurité routière s’est traduite l’an passé par un renforcement des actions de prévention. Ainsi, ce sont 85 actions de prévention qui ont été programmées en 2017 dans le cadre du Plan Départemental d’Actions de Sécurité Routière annuel (PDASR). Des actions dédiées en majorité aux jeunes et aux addictions. 

En 2018, pour baisser l’accidentologie et la mortalité, les autorités de l’état prévoient une série de mesures. À commencer par la mise en œuvre de la commission accident. L’objectif du dispositif étant l’analyse des accidents mortels survenus dans le département afin d’en comprendre les causes et adapter les actions de prévention à venir. Par ailleurs, la préfecture évoque la signature d’un nouveau document général d’orientations (DGO) afin de cibler les enjeux du département en matière de sécurité routière.  

Dernier point, la mise en place de contrôles automatisés. À ce titre et « en prolongement de l’expérimentation menée entre Toul et Dieulouard, la politique de contrôle automatisé effectuée par le biais de radars autonomes sera généralisée en Meurthe-et-Moselle sur les itinéraires particulièrement accidentogènes », annonce la préfecture. Le déploiement de radars embarqués, prévu fin 2018 sera développé en collaboration avec des prestataires privés. Enfin, les radars leurres ou tourelles pour contrôler la vitesse, le franchissement de feu rouge, le port du casque et l’utilisation de portables, seront installés dans le cadre d’une étude de faisabilité avant une mise en place d’ici à 2019.

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