septembre 22, 2019

Réunion publique de la « France Insoumise » : Rodolphe Bauer défend le programme de Jean-Luc Mélenchon

Nancy- Le vendredi 10 février 2017, se tenait à Liverdun, à l’Espace Loisirs Champagne, une réunion publique organisée par le candidat aux législatives de la « France Insoumise », Rodolphe Bauer, en vue de soutenir la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche).

caroline-fiat

C’est devant une vingtaine de personnes que Rodolphe Bauer a lancé sa réunion publique ce vendredi 10 février 2017, accompagné de son équipe de campagne et de la candidate aux législatives dans la 6ème circonscription, Caroline Fiat. Une équipe de campagne très hétéroclite avec Claire Pignon, la suppléante, Arnaud Néjade, la « tête pensante » (dixit M. Bauer) et deux jeunes militants aux postes de directeur de campagne et de la communication : Valentin Minette (19 ans) et Dahman Richter (18 ans). 

Changement climatique, accumulation des richesses, chute de la démocratie, expansion de la misère, baisses des dépenses publiques, voilà les mots clés qui, selon l’adjoint au maire de Liverdun, viennent décrire l’année 2016.

Après cette introduction, l’ancien militant de la LCR évoque les 12 principales mesures du programme du candidat de la « France Insoumise », Jean-Luc Mélenchon et invite le public à choisir celui qu’il souhaite afin de lancer une discussion. 

Les membres du public ont eu donc le choix entre les points suivants : pour une assemblée constituante pour la 6ème République, pour une santé publique et gratuite, pour une éducation publique, laïque et gratuite, Démocratiser la culture, pour une agriculture écologique & Paysanne, pour une énérgie 100% renouvelable, pour une économie libérée de la finance, pour le plein emploi, pour une retraite garantie & solidaire, pour la sécurité retour à la raison, pour une Europe libérée des traités, pour de nouveaux droits dans les entreprises et enfin pour une justice au nom du peuple.

C’est le premier thème du lancement d’une assemblée constituante en vue de l’écriture de la constitution d’une potentielle VIème République qui suscite le plus d’interrogation de la part du public. Comment cette assemblée sera constituée ? Quel serait son rôle ? Comment y seraient prises les décisions ? Telles sont les questions que le public se pose et c’est Caroline Fiat, après plusieurs interventions des uns et des autres, pas toujours cohérentes entre elles, qui précise le projet Mélenchoniste : « Une fois élu, Jean-Luc Mélenchon proposerait un référendum aux Français pour leur demander si ils désirent que la constitution soit écrite par le nouveau président et son équipe ou par une assemblée constituante composée de citoyens volontaires tirés au sort. » Cette assemblée constituante aurait alors deux ans pour se mettre d’accord et rédiger ladite constitution.  « Aucun élu de la Vème République ne pourrait être présent dans cette assemblée » précise Arnaud Néjade. Des explications qui ne satisfont pas tous les membres du public qui trouvent le projet un peu flou : « Vos explications ne sont pas claires », « Il faut préciser le scénario, une chronologie des évènements une fois Mélenchon élu », « si on fait un référendum, la peine de mort est rétablie ! »

Après un long moment passé à débattre sur ce projet de constituante, c’est le thème de la sécurité qui est choisi. Rodophe Bauer expose les principales mesures qui seraient prises par le candidat du Front de Gauche une fois élu : sortir de l’État d’Urgence, abandonner la politique du chiffre dans la police et rétablir celle de proximité. 

La réunion se clôture sur le thème de l’immigration et en particulier sur les travailleurs détachés et leurs bas salaires après que nous ayons rappelé la phrase de Jean-Luc Mélenchon prononcée au parlement européen : « ces travailleurs détachés qui volent le pain des travailleurs sur place » (https://www.youtube.com/watch?v=0bMoXv8Ru_A). Pour remédier à ce problème, le Front de Gauche propose un SMIC européen et une harmonisation des salaires. Scepticisme dans l’assistance : « Et si la négociation échoue entre les pays membres? »  C’est Armand Néjade qui répond : « si ça ne marche pas : Au revoir l’Europe ! C’est ça le plan B. »

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