septembre 16, 2019

Lorraine : LOR’N’TECH veut s’imposer comme capitale numérique française

Nancy. Les agglomérations de Thionville, Metz, Nancy et Épinal ont décidé d’unir leurs forces au travers du Pôle Métropolitain Européen du Sillon Lorrain pour décrocher le label « Métropole French Tech », une initiative de l’État ayant pour objectif d'identifier les métropoles les plus dynamiques en matière d’économie numérique. La candidature a été officialisée ce lundi à Épinal. 
LorNTech
Une conférence de presse sur LOR'N'TECH s'est tenue lundi dans les locaux du Grand Nancy - crédit photo www ici c nancy fr

Le projet de labellisation. Porté par l’État, le plan French Tech a été lancé en novembre 2013 et doit permettre d’accélérer la croissance des entreprises du numérique sur le territoire français, en créant un terrain favorable à leur émergence y compris à l’international. Ce lundi 13 octobre, le Conseil Syndical du Pôle Métropolitain Européen du Sillon Lorrain s’est réuni à Épinal pour présenter la démarche LOR’NTECH, un projet initié par le Pôle Métropolitain Européen du Sillon Lorrain visant à créer de l’activité, de la richesse et des emplois grâce au soutien apporté aux entreprises du numérique. 

Les ambitions. Le projet d’ambition collective porté par les quatre agglomérations, Thionville, Metz, Nancy et Épinal se cristallise autour de trois enjeux majeurs en réponse à l’appel à projets. Celui de valoriser les savoir-faire du territoire et faciliter la vie des entrepreneurs et des start-ups en créant un environnement favorable à la création et au développement d’activités émanant directement de la filière numérique. Deuxième axe, celui de densifier le tissu économique pour créer un vivier d’emplois d’accueil pour les talents et enfin promouvoir les formations aux métiers du numérique.

L’écosystème numérique du Grand Nancy, bien présent. Avec une activité numérique dense sur son territoire, le Grand Nancy réaffirme ses atouts pour devenir un territoire d’excellence en la matière. Parmi les entreprises phares présentes sur son territoire, Pharmagest le leader national des logiciels de gestion des officines, Miss Numérique, site web marchand numéro 3 en France du matériel photo, mais également des acteurs de poids tels que l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique), le Loria (Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications), l’ATILF (Laboratoire d’analyse et Traitement Informatique de la Langue Française), le Cran (Centre de Recherche en Automatique de Nancy) ou encore l’Institut Mines Télecom. En tout, 80 % des forces vives numériques de Meurthe-et-Moselle et un tiers de la Lorraine sont présentes dans le Grand Nancy. Un atout de taille pour LOR'N’TECH. « On ne se lance pas là-dedans pour répondre à un appel d’offres, on se lance pour avant tout créer des emplois et qu’ils soient créés chez nous », affirme François WERNER, Vice-président du Grand Nancy délégué au Grand Nancy numérique et à la ville intelligente en conférence de presse lundi à Nancy. Autre ambition de la démarche, stabiliser l’écosystème local qui représente un vrai potentiel et sur le fait d’instaurer « des éléments de stabilité » d’un « univers mouvant » et « qui évolue vite ». Enfin, pour dynamiser et fédérer le secteur du numérique dans le cadre de la démarche LOR'N’TECH, certains soutiens économiques liés à des objectifs qualitatifs pourraient être mis en place de façon à se « tourner complètement sur les attentes de cet écosystème objectivement » explique François Werner.

Décrocher le Label Métropole French Tech. « La sélectivité du label va être très forte, on ne sait pas combien de dossiers vont gagner », prévient François Werner. « LOR'N’TECH c’est une création, c’est quelque chose qui se fait et qui va fonctionner quoi qu’il arrive (...) on va se battre comme des chiens pour gagner le label French Tech » a -t-il ajouté avant de conclure, « si tout marche, dans 10 ans on aura doublé notre nombre d’emplois dans le numérique, si tout marche dans 6 ans on est capable de monter de 50 % le nombre de créations ou d’arrivées de PME numériques ».

Quelques chiffres. Le label « Métropoles French Tech » va permettre de rendre identifiables à l’international les écosystèmes les plus dynamiques et les plus prometteurs de France et les aider financièrement avec 200 millions d’euros investis pour soutenir le développement d’accélérateurs de startup privés. Pour rappel, dix-sept territoires se sont portés candidats : Paris, Aix-Marseille, Lyon, Montpellier, Bordeaux, Saint-Étienne, Grenoble, le Sillon lorrain, Toulouse, Côte d’Azur, Alsace, Toulon, Nantes, Brest, Rennes, Lille, Caen. Le jury devrait se prononcer au début de l’année 2015.

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