octobre 14, 2019

Le travail frontalier lorrain

{jcomments on}Le travail frontalier lorrain

lorraineL'INSEE LORRAINE publie une étude sur le travail frontalier en Lorraine...

 

    Depuis 1990, le nombre de frontaliers lorrains n'a cessé d'augmenter. En 2006, près de 82 000 travailleurs lorrains traversent la frontière, soit environ 2,5 fois de plus qu'en 1990. Un Lorrain en emploi sur douze est désormais frontalier. Entre 1999 et 2006, la hausse du nombre d'actifs
occupés lorrains est due pour près de 27% aux 19 600 frontaliers supplémentaires.
Le phénomène frontalier continue donc à s'ancrer sur le territoire lorrain. Dans le nord de la région, les frontaliers représentent plus de 16% des actifs occupés. L'évolution du travail frontalier, pour sa quasi-totalité tiré par l'attractivité tertiaire luxembourgeoise, a diversement profité à trois zones du nord lorrain dont les marchés locaux de l'emploi sont sous l'influence plus ou moins intense des économies des pays limitrophes.
La zone "Ouest", constituée des zones d'emploi de la Meuse du Nord, de Longwy, de Briey et de Thionville, se caractérise par sa proximité avec le Luxembourg et la Belgique, où 98,5% des 54 900 frontaliers travaillent.
La zone "Est", composée des zones d'emploi du Bassin Houiller et de Sarreguemines, est tournée naturellement vers la Sarre et la Rhénanie-Palatinat : presque 95% de ses 21 100 frontaliers travaillent en Allemagne.
Alors que l'attractivité luxembourgeoise a profité au développement de la zone "Ouest", la zone "Est" a subi le contexte industriel défavorable en Sarre, comme l'illustre la baisse de la part des actifs occupés de cette zone travaillant en Allemagne, passée de 16,8% en 1999 à 15%
seulement en 2006.
La zone d'emploi de Metz, principalement orientée vers le Luxembourg (presque 97% de ses frontaliers) se distingue par le profil spécifique de ses résidents frontaliers. Plus de 27% d'entre eux sont cadres ou exercent des professions intellectuelles supérieures, alors que ces
catégories représentent moins de 10% des frontaliers dans les deux autres zones. De même, près de 60% d'entre eux sont diplômés de l'université, contre seulement 29% et 15% des frontaliers dans les zones "Ouest" et "Est".
Les faits marquants de la dernière décennie comme la féminisation modérée, la maturité des travailleurs frontaliers et l'évolution de leurs profils professionnels, imposent une réévaluation des facteurs sociodémographiques favorables à l'exercice d'une activité frontalière. À ces déterminants, profondément différents selon la zone de résidence, s'ajoute une influence positive quand le conjoint est frontalier mais plus modérée en présence d'enfant de moins de 11 ans. Par ailleurs, l'"effet distance" perdure malgré une diffusion géographique du travail frontalier.

 

A lire dans le numéro 233 d' économie Lorraine sur http://www.insee.fr/fr/regions/lor/

 

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Dernière modification le mardi, 07 décembre 2010 00:13

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