septembre 22, 2019

INSEE : la barre des 2 350 000 Lorrains franchie

population-210-pixL’Insee a publié, ce jeudi, les nouveaux chiffres des populations légales des 36.680 communes françaises, des cantons, arrondissements, départements et régions...

 

Ces données, qui se basent sur le recensement réalisé en 2009, prendront effet au 1er janvier 2012. Des chiffres importants puisqu'ils conditionnent la vie des communes en liant une série de dispositions législatives, financières et réglementaires.

 Ainsi, selon l'étude de l'INSEE, au 1er janvier 2009, la Lorraine compte 2 350 000 habitants, soit 40 000 de plus que dix ans auparavant. Une progression qui résulte surtout le fait de l’accroissement naturel (naissances moins décès).

La Lorraine est en effet une des six régions métropolitaines dont le solde migratoire est déficitaire. Les petites communes lorraines enregistrent une forte progression de leur population. Celles situées aux périphéries des grands centres urbains croissent notamment près de cinq fois plus vite que le restant de la région. Les communes de moins de 500 habitants représentent en Lorraine 68% de l’ensemble des communes (contre seulement 55% au niveau national) et hébergent 13% de la population (contre 7% au niveau national). À l’inverse, la région compte proportionnellement deux fois moins de villes de plus de 10 000 habitants que l’ensemble de la France. En Lorraine, 30% seulement de la population réside dans ces grandes communes, contre 49% pour l’ensemble du pays.

 

4 000 Lorrains
de plus chaque année
En Lorraine, la conjugaison des deux phénomè-
nes (solde naturel positif et solde migratoire négatif)
permet à la population de progresser d’un peu
plus de 4 000 personnes par an depuis 1999.
Rapporté à la population, le taux de croissance
annuel est de 0,17%. En comparaison, le taux
de croissance de la France est quatre fois plus
important : 0,67% (0,65% sans les DOM).
Le fort excédent naturel permet à la Moselle et
à la Meurthe-et-Moselle de voir leur nombre
d’habitants progresser. A contrario, la Meuse et
l e s  V  o s g e s  c o n n a i s s e n t  s u r  l a  p é r i o d e
1999-2009 une stabilisation de leur population
respective.
Les quatre départements lorrains se situent ainsi dans le dernier quart du classement des dé-
p a r t e m e n t s  e n  t  e r m e s  d e  c  r o i s s a n c e
démographique. Les 25 départements métropolitains les plus dynamiques ont presque tous
enregistré une croissance supérieure à 1% par
an. Ils contribuent pour moitié à la croissance
démographique métropolitaine.

4 000 Lorrains de plus chaque année

En Lorraine, la conjugaison des deux phénomènes (solde naturel positif et solde migratoire négatif) permet à la population de progresser d’un peuplus de 4 000 personnes par an depuis 1999.Rapporté à la population, le taux de croissance annuel est de 0,17%. En comparaison, le taux de croissance de la France est quatre fois plus important : 0,67% (0,65% sans les DOM). Le fort excédent naturel permet à la Moselle et à la Meurthe-et-Moselle de voir leur nombre d’habitants progresser. A contrario, la Meuse et les Vosges connaissent sur la période 1999-2009 une stabilisation de leur population respective.Les quatre départements lorrains se situent ainsi dans le dernier quart du classement des départements en termes de croissance démographique. Les 25 départements métropolitains les plus dynamiques ont presque tous enregistré une croissance supérieure à 1% par an. Ils contribuent pour moitié à la croissance démographique métropolitaine.

Croissance dans la périphérie des pôles

En Lorraine, les dynamiques démographiques sont cependant très différentes selon les territoires. Ainsi, les villes moyennes ou grandes perdent de leur population là où les petites communes en gagnent. Sous le double effet d’une pression foncière accentuée  par la  décohabitation dans les ménages et par l’aspiration des couples avec enfant de devenir propriétaire d’une habitation individuelle, les grandes communes assistent à un exode  vers les premières et deuxièmes couronnes des pôles urbains. Ainsi, la perte d’habitants dans les communes de plus de 5 000 habitants (-21 500 en dix ans) est intégralement compensée par le gain dans les communes de moins de 500 habitants (+24 500). Par ailleurs, les communes de moins de 1 000 habitants bénéficient d’un dynamisme démographique supérieur ou égal à celui de la métropole : 0,75% en moyenne annuelle. L’analyse de cette croissance par proximité des communes avec un grand centre urbain confirme ce diagnostic. Ce ne sont pas  tant les communes isolées qui gagnent dela population que les communes des couronnes des pôles régionaux.Il apparaît clairement que les centres urbains jouent le rôle d’attraction de l’emploi et de l’activité et enfont bénéficier leurs couronnes urbaines. Ces constats restent cependant à nuancer par les phénomènes locaux.

Ainsi, certains pôles urbains,soumis à des difficultés économiques fortes ou à un manque d’attractivité, perdent de la population. Les difficultés liées à la désindustrialisation de certaines vallées vosgiennes en sont l’exemple le plus marquant dans la région. À l’opposé, la bande frontalière, de Longwy à Sarreguemines, bénéficie à plein de la relative santé économique  luxembourgeoise et allemande en voyant s’y installer des frontaliers dont le nombre repart à la hausse.

 

Quelques chiffres

Meurthe-et-Moselle : 745 134 population totale - 594 communes

Moselle : 1 066 328 population totale - 730 communes

Meuse : 200 417 population totale - 500 communes

Vosges : 380 192 population totale - 515 communes

 


 

Pour decouvrir tous les chiffres de l'INSEE, utiliser le lien ci-dessous.

Liens complémentaires :
http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/default.asp

 

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Dernière modification le samedi, 31 décembre 2011 00:35

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