septembre 20, 2019

Les ossements de Rosières-aux-Salines (54) dateraient de l’époque moderne

Nancy et Région. Le 17 janvier dernier des ossements étaient exhumés près d’un chantier de terrassement de Rosières-aux Salines. Pour la DRAC de Lorraine, les ossements dateraient de l’époque moderne à savoir le XVIIIe siècle ou le XIXe siècle.
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La découverte a eu lieu sur un chantier situé à Rosières-aux-Salines sur lequel devrait bientôt se dresser une maison d’accueil pour les traumatisés crâniens - www ici c nancy fr

Gendarmes, anthropologue, médecin légiste s’étaient réunis le 17 janvier dernier sur un chantier de terrassement sur lequel avaient été découverts une vingtaine d’ossements et un sac plastique. Après une autopsie anthropologique à l’Institut médico-légal de Nancy la piste criminelle s’est éloignée définitivement dès lors que le caractère récent n’était pas présent. La découverte, qualifiée de fortuite relève davantage de l’archéologie que du domaine judiciaire. 

La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) a mené son enquête archéologique

Sur place où plusieurs squelettes ont été exhumés dont ceux de deux enfants « on a essayé de faire en sorte de ne pas bloquer les travaux et retirer le minimum d’informations scientifiques sur le site, en repérant le nombre de sépultures pour constater que nous étions en fait dans un cimetière lié à l’hospice de Rosières-aux-Salines » nous explique Franck Gama ingénieur de recherche au service régional d’archéologie de la DRAC Lorraine. 

Si pour l’heure il est difficile de préciser la datation exacte des ossements avant l’analyse au carbone 14 programmée courant 2014 et qui sera réalisée sur une ou deux sépultures, « tout porte à croire qu’on est plutôt dans des sépultures assez récentes » précise l’ingénieur qui évoque le XVIIIe siècle ou le XIXe siècle au début de l’époque contemporaine.

Depuis, la semaine dernière le chantier a repris le dessus, « on a essayé de protéger les os qui étaient restés en terre puisque le but n’est pas de mettre à jour tous les ossements » indique Franck Gama tout en ajoutant que « ce qui restent doit être protégé », ainsi l’entreprise a été sollicitée pour qu’elle ne terrasse pas trop aux endroits sensibles.

Les os exhumés seront déposés au Centre de Consultation et d’Études Archéologiques à Metz. 

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