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Philippe Richert veut faire du Grand Est « un laboratoire de la démocratie territoriale »

  • Écrit par C.G
  • Publié dans Lorraine
Nancy- Sans surprise, Philippe Richert a été élu lundi président de la région Alsace Lorraine Champagne-Ardenne.
Richert
crédit photo Facebook/Philippe Richert

Philippe Richert (LR) a été élu lundi à Strasbourg président de la nouvelle région Alsace Lorraine Champagne Ardenne en recueillant 102 voix sur 169 élus, contre 46 à Florian Philippot (FN) tandis que les élus de gauche, qui n'ont pas présenté de candidat, ont voté blanc. 

Le nouvel élu s'est qualifié comme « le président du rassemblement » référence faite aux nombreux électeurs de gauche qui ont voté pour lui au second tour pour faire barrage au Front national. Ainsi il a annoncé qu'il allait « proposer à la gauche de s'associer à la gouvernance régionale sans se compromettre » mais aussi la présidence de la commission des finances de l'assemblée régionale.

Philippe Richert a fait part de son intention de discuter au plus vite avec l'État de nouveaux transferts de compétence avec l'État, par exemple en assurant un « pilotage unique des actions de formation professionnelle actuellement séparées entre l'État et la région ». Une rencontre est d'ailleurs prévue prochainement avec le premier ministre Manuel Valls car selon lui « le temps est venu d'unir nos efforts, de dépasser tous les clivages pour agir uniquement en faveur du bien commun. »

Le nouveau président de la région Grand Est veut faire cette région « un laboratoire de la démocratie territoriale » avec une gestion décentralisée sans oublier Metz et Châlons-en-Champagne les deux anciennes capitales des régions Lorraine et Champagne Ardenne. Philippe Richert a annoncé également que les membres du Conseil régional allaient diminuer de 20% leurs indemnités, par rapport au plafond autorisé par la loi, par exemple il percevra environ 3.000 euros nets par mois, au lieu de 3.800 « une économie d'un million d'euros par an sur le budget de la région. » Enfin, l'ancien président du conseil régional d'Alsace, qui a promis de n’exercer aucun autre mandat électif, a prévenu que « les élus qui ne feront pas preuve d'assiduité seront sanctionnés financièrement » et qu'un déontologue sera chargé d'écarter « tout conflit d'intérêts ». Ci-dessous notre question du jour concernant les premiers pas de Philippe Richert