Antennes relais Free, réunion publique sous haute tension

  • Écrit par Fanny Simonin
  • Publié dans Nancy

Nancy - L’opérateur Free s'était attiré les foudres des riverains suite à l'installation de quatre antennes relais à proximité de l’école Alfred Mézières. Les habitants du quartier s'étaient dés lors moblisés : lettre à la municipalité, pétition de quartier et création du collectif Saint Vincent de l’église Saint Fiacre. Pour apaiser les esprits,  la ville de Nancy organisait ce jeudi une réunion publique au cours de laquelle ont été dévoilés les résultats des mesures électromagnétiques des antennes...

panneauecole
Antennes Free, le bras de fer se poursuit |crédit photo ICI-C-NANCY.FR

Soirée tendue ce jeudi soir au foyer de l'Atrie où Claudine Guidat, adjointe au maire entourée d'une batterie d'experts a tenté de rassurer les riverains et les parents d'élèves de l'école Alfred Mézières située à proximité de l'église Saint-Fiacre, lieu où Free a installé ses 4 antennes. Au cours de cette réunion, la mairie a reconnu un manque de communication pendant le mois d'août dernier, et a dévoilé les résultats des mesures des champs électromagnétiques, réalisés la veille.

Si les résultats affichent des données "de 0,2 à 0,86 V/m" des valeurs très en dessous de la norme autorisée de 28V/m, le collectif Saint Vincent ne s'est pas estimé satisfait et a dénoncé : "des chiffres nuls et non avenus" exigeant "un contrôle à tout moment puisque l'opérateur Free a été prévenu du prélèvement."

Claudine Guidat a accepté le principe qu'une nouvelle mesure soit réalisée tout en expliquant "que les bâtiments situés sous les antennes ont une émission plus faible", et indiquant son souhait à l'avenir "d'une mutualisation des quatre réseaux pour réduire le nombre d'antennes".

La création d'un groupe de travail

Pendant près de deux heures, les riverains et représentants d'écoles se sont succédés pour réclamer le retrait pur et simple des antennes. Madame Isabelle Aurora, directrice de l'école maternelle Alfred Mézières a mis en garde la mairie, déclarant que  "certains parents vont  retirer leurs enfants à cause de ces antennes" alors "que la ville de Nancy se proclame l'amie des enfants".

Pour apaiser les esprits, la municipalité nancéienne a indiqué la création d'un groupe de travail sur cette question associant experts, médecins, élus et membres du collectif. De nouvelles mesures seront réalisées par un cabinet indépendant pendant les vacances de la Toussaint puis les antennes seront coupées à la rentrée en attendant les recommandations du groupe de travail et les résultats de cette nouvelle étude.

Le bras de fer ne fait que commencer, qui l'emportera ? Le principe de précaution inscrit dans la constitution de 2005 ou le principe de rentabilité ?

 
 
  
Dernière modification ledimanche, 28 octobre 2012 12:36