juin 26, 2019

Prêts toxiques au Grand Nancy: Féron accuse, Rossinot dément

Nancy- Hervé Féron, candidat socialiste à la présidence du Grand Nancy accuse la majorité communautaire d'avoir souscrit des prêts toxiques, André Rossinot dément.
nancy 
Prêts toxiques au Grand Nancy: Féron accuse, Rossinot dément - photo Pierre Rolin pour www ici c nancy fr

On le sait Hervé Féron et André Rossinot ne passeront pas leurs prochaines vacances ensemble, et ce n'est pas la course à la présidence du Grand Nancy qui va arranger leur relation. Ainsi le jour où il a lancé sa campagne, André Rossinot annonçait l'écriture d'un livre blanc à destination des habitants de Tomblaine dans le but de leur montrer que contrairement aux déclarations de leur maire, la CUGN et son président n'ont pas abandonné leur commune lors de la mandature actuelle qui touche à sa fin. 

" On sait que l'on découvrira des choses "

Dans leur tract de campagne pour le Grand Nancy, les candidats de gauche annoncent dans le thème Finances, un audit sur la dette de la CUGN, mais aussi la saisie du médiateur des crédits toxiques des collectivités locales, sous-entendant donc que la communauté urbaine aurait souscrit ce genre de crédit dont le taux peut s'envoler jusqu'à 30 %. Interrogé par nos soins sur les grandes lignes du programme de la gauche pour le Grand Nancy lors de la présentation de la liste de Mathieu Klein le week-end dernier, Hervé Féron, candidat de gauche à la présidence du Grand Nancy a réitéré ses accusations « on va gérer avec beaucoup de responsabilités, aujourd'hui cette communauté est beaucoup plus endettée que l'on ne le croit, sur les finances je propose de saisir le médiateur des crédits toxiques des collectivités locales parce qu’on va peut-être découvrir un certain nombre de choses, quand je dis peut-être on sait déjà que l'on découvrira des choses. » 

Odeur bizarre

André Rossinot a profité de l'inauguration de l'espace Champlain samedi à Saint-Max pour répondre à ces accusations qui ont irrité la majorité communautaire. À la fin de son discours, le président du Grand Nancy, candidat à sa propre succession a d'abord manié l'humour demandant à l'assistance « Vous n'avez pas senti une odeur bizarre quand vous êtes passé au-dessus de la Meurthe ? » avant de se montrer plus précis « j'ai vu que certains qui aspirent à diriger la communauté urbaine disent que nous sommes bourrés d'emprunts toxiques, nous n'avons pas d'emprunts toxiques à la communauté urbaine, cela a été dit et prouvé en conseil de communauté urbaine, il faudra bien que la réalité comme toujours, même si ça arrive tardivement, pénètre tous les esprits parce que l'on ne conquiert pas le pouvoir en racontant des choses qui sont juridiquement fausses. » Suite au prochain épisode...

Retrouvez-nous sur Facebook

Ici-c-Nancy TV