novembre 20, 2019

Biancamaria: un nouveau quartier aux portes du Grand Nancy

Grand Nancy- Un nouveau quartier va voir le jour aux portes du Grand Nancy sur la commune de Vandoeuvre du boulevard Barthou à la rue du 8e R.A sur lequel sera aménagé le parc Jean et Henri Prouvé. Le parc habité qui s'étendra sur une surface de 1,2 hectare faisait l'objet d'une visite inaugurale mardi.
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Visite inaugurale du parc habité Jean et Henri Prouvé à Vandoeuvre-lès-Nancy - photo www.ici-c-nancy.fr

Situé sur la commune de Vandoeuvre-lès-Nancy, l'écoquartier Biancamaria, du nom d'un capitaine militaire mort à 36 ans au combat en Algérie en 1959, prend forme avec notamment l'ouverture des voiries internes et l'aménagement du parc Jean et Henri Prouvé. Ce dernier, colonne vertébrale du quartier sur une surface de 1,2 hectare a été conçu avec l'ambition d'assurer un cadre de vie de qualité aux résidents du futur quartier permettant la gestion des eaux pluviales, les modes de déplacement doux et les pratiques sportives. Le parc a été inauguré mardi lors d'une visite en présence de André Rossinot, président du Grand Nancy, Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre-lès-Nancy et de Marc Verdier, architecte urbaniste du projet. L'occasion pour ce dernier de nous expliquer son travail sur le quartier Biancamaria qui s'étendra sur une surface de 9,6 hectares du boulevard Barthou et autour de la rue du 8e R.A...

Comment a été pensé ce nouveau quartier ?

Marc Verdier: On s'intéresse beaucoup à l'existant, c'est à dire à partir des petites maisons individuelles dans les petites rues à côté, qu'est ce que l'on peut mettre comme opération qui dialogue de façon intelligente en terme de volume, mais aussi en terme d'habitants avec ces maisons individuelles ? Lorsque l'on est sur le boulevard Barthou, qui est évidemment beaucoup plus structurant à l'échelle de l'agglomération, on considère que l'on peut avoir une autre taille de bâtiments. Quand on conçoit un quartier, ce qui nous intéresse c'est de prendre en compte au maximum les riverains, ce qu'il se passe autour, peut-être plus en terme de qualité urbaine.

Deuxième chose, la commande était un parc habité que l'on a proposé de réinterpréter sous forme de parc infiltré dans l'ensemble du quartier. C'est un parc linéaire, en forme de grand U dans lequel 80% des opérations peuvent s’ouvrir avec un petit portillon, c'est-à-dire que quel que soit l'endroit où j'habite, mon gamin peut ouvrir le portillon et sortir dans le parc puis prendre son vélo ou aller dans des jeux, là ce sont les éléments essentiels. Après il y a du technique, on est sur une densité importante 70 logements à l'hectare avec des parcs et des jardins, l’idée c'est qu'il faut donner l'envie, il faut donc valoriser le foncier et permettre au plus grand nombre de vivre à proximité des services. Ce qui m'importait également c'est d'avoir une vraie diversité de logements pour avoir une diversité de type d'habitants, on ne voulait pas faire un quartier qu'avec du trois pièces d'investisseurs, on voulait des maisons, des familles, des jeunes... Une fois que l'on a fabriqué tout ça, on commence à créer un quartier. On voulait aussi minimiser la place de la voiture, tout le monde en a encore aujourd'hui, demain il y en aura peut-être un peu moins, on a donc essayé d'imaginer quelque chose d'évolutif, une place de stationnement par logement sur parcelle et puis des poches de stationnement, dans lequel les gens pourront mettre leur deuxième voiture et dans dix-vingt ans, on peut enlever ces poches de stationnement et étendre le parc ou reconstruire à la place. On est aussi dans un quartier qui se veut évolutif.

Pourquoi peut-on parler d'écoquartier ?

Pour moi c'est un peut tout, c'est la mixité, c'est le désir de ville, on a quand même les exigences environnementales avec une grande partie des opérateurs qui vont faire ici des logements qui sont plus qu'économes en énergie, ils vont au-delà de la réglementation en vigueur, on aura même une opération d'habitat participatif qui sera passif c'est-à-dire zéro énergie. On a essayé de promouvoir au maximum les déplacements doux c'est-à-dire qu'il sera finalement plus facile ou sécurisant d'être à pied ou en vélo qu'en voiture qui arrivera sur la pointe des pneus dans ce quartier. Il y a aussi cette densité qui me semble un élément majeur de faire de la ville durable, c'est-à-dire le maximum des gens à proximité des transports en commun et des services, c'est donc un ensemble d'éléments qui fait que l'on peut parler d'écoquartier. En même temps c'est un mot sur lequel j'ai beaucoup de prudence, on fait de la ville sérieuse avec les conditions d'aujourd'hui et avec un certain engagement, du coup on fait de la ville durable.

Le calendrier des opérations ?

Mine de rien c'est du temps long, nous avons été retenus en 2007 par les équipes précédentes de la CUGN et de Vandoeuvre, aujourd'hui six ans après, les travaux et le parc Jean et Henri Prouvé ont été inaugurés. Les premiers habitants arriveront ici en 2015, je pense que nous en avons jusqu'en 2020 pour faire un quartier comme cela. Je pense que c'est bien d'avoir un temps long, un quartier doit aussi se digérer même si pour les habitants ce n'est pas toujours compréhensible.

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Le Parc Jean et Henri Prouvé au sein du projet d'écoquartier en bref

Le parc Jean et Henri Prouvé dont l'aménagement a été confié à la Solorem prévoit l'aménagement de jardins partagés de 2 500m2 et d'un verger collectif de 500m2. Le parc devrait être "un élément fédérateur de rencontre" , mais aussi un lieu à "fort potentiel d'attractivité pour le quartiers environnants".

L’écoquartier Biancamaria en chiffres :

• un périmètre total de 10 hectares, soit 10 fois la place Stanislas,
• 150 logements en phase 1 et entre 650 et 700 au total,
• une capacité d’accueil de 1800 à 2000 nouveaux habitants.

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