septembre 17, 2019

Législatives 2017 : Eric Pensalfini « l'investiture ne fait pas le moine »

Nancy- Eric Pensalfini se montre très critique envers son parti Les Républicains, mais aussi Laurent Hénart après l'officialisation de l'investiture de Mostafa Fourar dans la première circonscription.
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Eric Pensalfini lors de son lancement de campagne le 12 mars

Eric Pensalfini n'est pas dupe, il s'attendait à ne pas être investi par Les Républicains après l'accord conclu avec l'UDI. Mais l'officialisation de cette nouvelle fait vivement réagir le maire de Saint-Max qui n'épargne ni son parti, ni Laurent Hénart, le maire de Nancy.

Au téléphone, les premiers mots sont plutôt ironiques « je me réjouis que Jean-François Lamour vienne se promener à Nancy, ça me fait plaisir surtout avec le beau temps qu'il fait », mais rapidement le vice-président du Grand Nancy se montre plus sérieux et piquant « j'aurais apprécié quand même, que Jean-François Lamour ait la délicatesse, en tant que président de la commission nationale d'investiture, de venir me dire officiellement que je n'avais plus l'investiture et à quel titre je ne l'avais plus, parce qu’à ce jour, si je ne lis pas la presse, je ne suis pas au courant, aujourd'hui j'ai toujours la lettre qui fait foi et qui fait que j'ai l'investiture des Républicains et ce depuis le mois de juin 2016. Je n'ai reçu aucun courrier qui officialise le fait que je ne suis plus investi et je me dis qu'actuellement au parti tout ne fonctionne pas très bien, la moindre des choses c'est d'avoir la politesse de prévenir les candidats, j'aurais apprécié qu'il vienne m'expliquer dans mon bureau à Saint-Max ce qu'il n'a pas daigné faire. » Une rencontre que n'a pas cherché à provoquer le maire de Saint-Max selon Jean-François Lamour « il est invité par Mr Hénart, Mme Debord et Mr Fourar à venir les rencontrer, j'ai appris cela il y a deux jours, je ne vais pas me mettre à plat ventre devant le diktat parisien » lance Eric Pensalfini qui poursuit « le diktat parisien ne connaît pas le terrain, ne veut pas entendre les militants républicains, qui sont nombreux à soutenir ma candidature ainsi que de nombreux élus, Jacques Lamblin leur a dit que ma candidature était une bonne candidature, il n'a pas été entendu, tout comme Nadine Morano. »

Logiquement, le maire de Saint-Max se montre critique sur l'accord conclu entre LR et l'UDI « par mamaillage politique on trouve des accords biscornus avec les centristes au dernier moment, les gens ne veulent plus entendre ça, et je fais partie de ces gens-là aussi. » Puis Eric Pensalfini cible ses adversaires « entre un Mostafa Fourar et Laurent Hénart qui souhaitent le départ de François Fillon, chose que je n'ai jamais demandée, puis qui reviennent ensuite dans le rang en mendiant quelques places, c'est proprement scandaleux, ce type de comportement les gens n'en veulent plus. » Le vice-président du Grand Nancy s'interroge sur les ambitions de l'UDI « des sénateurs UDI sont partis rejoindre Macron et LR signe un accord avec ce parti, je ne peux pas admettre cela, certains pour gagner sont prêts à faire n'importe quoi. »

Concernant les sanctions, le maire de Saint-Max joue la défiance « c'est un parti qui est aux abois qui va les donner, est-ce que cela va donner de la crédibilité ? je ferais attention à leur place de ne pas sanctionner les gens qui se présentent avec honnêteté, car si ceux-là gagnent c'est avec eux qu'il faudra composer» avant de dénoncer « deux poids, deux mesures chez Les Républicains, Thierry Solère qui s'est présenté en 2012 contre Guéant, est ensuite devenu le porte-parole de François Fillon, j'espère que le parti va reprendre ses esprits, certes c'est compliqué en ce moment... » Quant à Laurent Hénart qui demande le respect des accords ou l'engagement d'une procédure disciplinaire « il n'a pas respecté la candidature de François Fillon, en l'appelant à partir, alors le respect avant de le demander aux autres, il faut se l'appliquer soi-même. »

Désormais, Eric Pensalfini va se concentrer sur la campagne « je me battrai dans cette élection avec l'honnêteté qui me caractérise, je parle de probité intellectuelle et politique. L'investiture ne fait pas le moine, je ne fais plus partie de ce système d'apparatchik, je suis content de me démarquer de ça. »  

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