novembre 12, 2019

Législatives 2017 : Laurent Garcia « je ne crois plus aux partis »

Nancy — Le maire de Laxou, Laurent Garcia a officiellement lancé sa campagne ce mardi à Heillecourt, il revendique n'appartenir à aucun clan.
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Laurent Garcia, candidat sans étiquette, a lancé officiellement mardi sa campagne pour les législatives 2017 devant une centaine de personnes. Candidat dans la deuxième circonscription de Meurthe-et-Moselle, le maire de Laxou a choisi Heillecourt pour ce lancement de campagne durant lequel il a pu exhiber quelques soutiens de poids en premier lieu celui de Claude Gaillard, qui a siégé un peu partout, de l'Assemblée Nationale à la mairie de Nancy en passant par le département et la région. Proche de François Fillon, l'ancien adjoint au maire de Nancy n'a pas manqué d'égratigner l'autre candidate de la deuxième circonscription issue de la majorité métropolitaine en la personne de Valérie Debord « je lui ai laissé cette circonscription, elle n'a pas réussi à la garder ». Une remarque acide en direction de l'élue à la mairie de Nancy soutenue par Les Républicains et l'UDI, mais, comme Mostafa Fourar dans la première circonscription, qui ne recueille pas le suffrage des maires de la majorité métropolitaine. Ainsi, excepté Serge Bouly maire de Laneuveville devant Nancy et représentant de la majorité métropolitaine, qui a choisi « par déontologie » de ne pas faire d'apparition dans ces lancements de campagne, les autres soutiennent le maire de Laxou comme ils soutiennent Éric Pensalfini, le maire de Saint-Max dans la première circonscription. Les autres sauf un, puisque Laurent Garcia n'a pas manqué de dénoncer « la volte-face d'un maire » qui lui avait promis son soutien, les oreilles de François Werner, maire de Villers-lès-Nancy, ont sans doute sifflé...

Mais Laurent Garcia souhaite se concentrer sur le projet et a prévenu qu'il ne fallait pas attendre de lui des critiques sur ses adversaires, lui le candidat sans étiquette qui déclare ne plus croire aux partis politiques, une façon de marquer sa différence avec ses principaux concurrents que sont Valérie Debord (LR) et Hervé Féron (PS). Nous avons rencontré Laurent Garcia quelques minutes après son premier discours officiel de cette campagne pour les élections législatives 2017.

Sa candidature :  « Je pense modestement pouvoir apporter grâce à mon expérience, à la fois de personne qui continue à travailler, mais aussi de personne élue depuis quelques années maintenant, je viens du tissu associatif également.  Je pense que malheureusement trop souvent les élus dits « d'en haut » sont un peu déconnectés du terrain, du travail en direct avec les habitants. Je me présente pour renouer, réduire la distance qu'il peut avoir entre les citoyens et la politique au sens large. »

Les enjeux :   « Il y a des thématiques qui me tiennent à coeur, en premier c'est la formation, l'école et l'éducation. Aujourd'hui je pense qu'il faut redonner des lettres de noblesse au maître d'école, je suis fils d'institutrice et mon père a réussi à être ce qu'il a été grâce à l'implication d'un enseignant. Aujourd'hui les enseignants sont très impliqués, mais je pense qu'ils ne sont pas assez respectés, je pense qu'il faut redonner ce respect envers l'enseignant, il faut redonner des moyens à l'école au sens large.

D'autres thématiques me tiennent à coeur, la transition énergétique, je rappelle les mots de Jacques Chirac en 2002, il disait "notre maison brûle et nous regardons ailleurs" et je crains qu'aujourd'hui, malgré quelques petites mesures, mais qui ne sont pas à la hauteur de l'enjeu avec cette immigration climatique que l'on va connaître, nous avons une véritable responsabilité pour le futur de la planète, c'est un des thèmes très importants qu'il faudra travailler durant la campagne.

Enfin le troisième sujet, c'est la réflexion sur les institutions, je ne suis pas pour une VIe République, je suis pour une évolution républicaine, non pas une révolution républicaine, par exemple en instaurant la proportionnelle, car aujourd'hui certaines parties de la population ne sont pas du tout représentées  et je pense que le temps est venu de réfléchir à ce qui se passe outre-Rhin, et se dire que parfois il y a de bonnes idées aussi ailleurs. »

La campagne :  « Nous avons déjà commencé,  et ce depuis le mois de septembre, nous avons des groupes de travail, des groupes de réflexion qui élaborent justement des propositions que nous présenterons publiquement le moment venu. Sur toutes les villes de la circonscription, nous avons des représentants du tissu associatif, des élus de chacune de ces communes. Nous avons commencé le porte à porte, des réunions chez l'habitant à sa demande pour que je sois un peu plus connu  par rapport à mes deux compétiteurs principaux qui sont peut-être un peu plus connu que moi, donc il y a une première démarche de notoriété débutée au mois de septembre, mais c'est vrai que le fait d'être maire de Laxou donne une crédibilité supérieure à cette démarche. »

Sans étiquette : « Je n'ai pas mon drapeau dans la poche, je n'ai pas d'état d'âme, tout le monde sait que je suis de centre droit, car je viens de l'UDF. Maintenant c'est vrai qu'aujourd'hui,  je ne crois plus aux partis politiques, je pense qu'il faut mieux réfléchir en République de projets et non-République de partis, je pense que le clivage droite-gauche tel que l'on le connaissait touche ses limites aujourd'hui, avec cette montée de l'extrême droite. Je pense qu'aujourd'hui c'est plutôt bien perçu et l'accueil que j'ai de la part des habitants est plutôt assez favorable quand j'explique que je ne suis aux ordres d'aucun clan, ni d'aucun parti politique. »

Une majorité métropolitaine divisée : « J'ai dit et je redis que je ne me permettrai pas de critiquer mes compétiteurs sur ce qu'ils sont à proprement parler. C'est vrai qu'il y a des élus de la ville de Nancy qui sont candidats, je n'ai pas à juger, je porte mon message, celui des groupes de réflexion que j'anime depuis bientôt 9 mois et puis le suffrage universel tranchera, je fais confiance aux électrices et électeurs pour choisir le candidat qui leur ressemble le plus. »

François Werner, auteur de la volte-face ? : « C'est que vous avez des infos que je n'ai pas. Il s'est excusé ce soir, mais il a peut-être des choses à me dire. »

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