septembre 20, 2019

Législatives 2017 : Éric Pensalfini « les marches se gravissent les unes après les autres »

Nancy- Éric Pensalfini, candidat aux prochaines élections législatives dans la première circonscription de Meurthe-et-Moselle a lancé sa campagne ce dimanche à Pulnoy devant de nombreux soutiens. 

pensalfini-campagne

C'est à Pulnoy que le maire de Saint Max, Éric Pensalfini, a lancé sa campagne pour les législatives du 11 et 18 juin prochains. Un succès puisque la salle était bien garnie, 600 personnes selon les organisateurs, mais surtout le vice-président du Grand Nancy a pu faire l'inventaire de ses soutiens. Alors que le flou le plus total entoure son investiture, pourtant accordée en juin dernier, et disputée par l'UDI qui aimerait que Mostafa Fourrar, adjoint au maire de Nancy, soit débarrassé de la candidature du maire de Saint-Max, ce dernier a sans doute été conforté dans son choix de maintenir sa candidature au regard de l'assistance. Ainsi, de nombreux maires de la majorité métropolitaine ont assisté à ce lancement de campagne, excepté François Werner, maire de Villers, Serge Bouly (Laneuveville devant Nancy ) et Michèle Piccoli (Pulnoy) tous les autres étaient présents de Serge Boileau (Ludres) à Laurent Garcia (Laxou) en passant par Alain Boulanger (Fléville devant Nancy) ou Didier Sartelet (Heillecourt) et Jean-Pierre Dessein (Art-sur-Meurthe), maître de cérémonie. Éric Pensalfini a également apprécié la venue de Nadine Morano, secrétaire départemental LR, de François Guillaume, ancien ministre de l'Agriculture, Jean-François Guillaume, conseiller régional, de plusieurs conseillers départementaux dont Michel Marchal le président du groupe de l'opposition au conseil départemental, sans oublier des maires de communes avoisinantes comme Luc Binsinger, maire de Saint-Nicolas de Port. 

Après quelques interventions dont le but était évidemment de faire l'éloge du maire de Saint-Max, ce dernier a pris la parole pour un discours aux allures d'un meeting présidentiel. Éric Pensalfini a ainsi fixé ses priorités comme l'éducation, notamment la suppression des nouveaux rythmes scolaires « qui coutent cher aux communes “mais aussi l'importance de l'apprentissage de l'Allemand dans la région Grand Est, l'agriculture, un domaine dans lequel il reconnait” qu'il devra apprendre », la sécurité en prônant « la fermeté face à la petite délinquance, mais aussi les Français de retour de Syrie » et  l'immigration en citant, comme c'est coutume, Michel Rocard et sa phrase devenue mythique « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » tout en souhaitant une intégration réussie des immigrés « comme les Italiens et les Polonais à leur époque. »  À l'issue de ce lancement de campagne, nous avons interrogé un Éric Pensalfini très satisfait... 

Satisfait de ce lancement de campagne ? 

Eric Pensalfini : C'est un lancement plutôt réussi dans la mesure où des gens sont venus de partout, pas forcément des gens de Saint-Max, sans oublier des soutiens importants en terme d'élus.  

On vous imagine satisfait également d'avoir le soutien massif des maires de la majorité métropolitaine... 

D'avoir le soutien de ses pairs, c'est toujours source de satisfaction, c'est la reconnaissance des collègues, il s'agit de soutiens extrêmement chaleureux pour moi. 

Cette élection législative fait apparaître une fracture au sein de la majorité métropolitaine entre ceux qui vous soutiennent et ceux qui défendent Mostafa Fourrar, principalement des élus de la ville de Nancy... 

Tout le monde a essayé de faire comprendre que la candidature de Mostafa Fourrar en terme de légitimité n'est pas forcément la bonne. Il n'y a aucune raison que d'un coup de baguette magique, Nancy décide qui fait quoi, l'expérience est importante, les marches se gravissent les unes après les autres. Je tiens à préciser qu'en 2012, on m'avait proposé au titre de l'UMP de me présenter alors que Laurent Hénart était candidat et il a perdu contre Chaynesse Khirouni, j'avais refusé, car j'ai considéré que c'était trop tôt, il était important pour moi d'appréhender le costume de maire, les différentes problématiques... Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'avoir cette maturité, qui était nécessaire pour cette candidature et de ne pas débarquer comme ça... C'est ça que les maires n'acceptent pas... Ce n'est pas une guerre Nancy contre le reste de l'agglomération, mais avant tout le respect du travail fait... Ce qui me dérange, c'est que l'on me parle plus de Laurent Hénart que de Mostafa Fourrar, or le candidat c'est bien Mostafa Fourrar, c'est bien là le problème, c'est surprenant... 

Contrairement à Jacques Lamblin, Nadine Morano était présente... 

C'est un soutien important, comme tous les autres, les maires, les conseillers départementaux et régionaux, François Guillaume, ancien ministre de l'Agriculture, des gens de la société civile ou du monde de l'entreprise... Pour autant, ce n'est pas un combat Morano contre Hénart, Nadine Morano soutient un candidat investi par Les républicains depuis le mois de juin et elle critique le fait de ne pas donner l'investiture à un candidat comme moi pour la donner à un autre pour des raisons d'accord politique avec un autre parti.

Concernant Jacques Lamblin, il a décidé de rester en retrait, il m'a téléphoné pour m'expliquer son absence, je la regrette, car je n'ai pas reçu une lettre du parti qui m'explique que le soutien m'a été retiré. 

Dans votre discours, vous avez déjà fait des propositions et fixez vos priorités... 

L'idée est de montrer aux gens la stature d'un vainqueur potentiel à une élection législative. Pour représenter nos concitoyens et notre territoire au palais Bourbon, il faut montrer de l'envie, être convaincant, avancer des idées... Surtout, il faut montrer que je n'y vais pas en demandant l'autorisation pour y aller ou pour avoir des idées... 

Vous regrettez la loi sur le cumul des mandats... 

Enlever les maires des assemblées, c'est couper la réalité territoriale au pouvoir de légiférer. Un maire, d'une petite ou moyenne commune, avec une bonne équipe municipale, peut parfaitement gérer. Par contre un maire, qui est vice-président d'une communauté de communes, président du CHU, d'un syndicat, d'une crèche, on pourrait faire une loi pour déléguer aux adjoints qui sont largement capables d'assurer ces postes qui sont chronophages... Et puis le maire peut faire remonter l'expérience et la réalité du terrain, nous allons avoir des hommes d'appareil qui vont arriver à l'Assemblée Nationale et qui sont loin des réalités. 

L'écologie est absente de votre discours... 

C'est des gestes quotidiens, du bon sens, que nous avons tous, sur des choses peut-être basiques, l'eau du robinet, l'électricité, j'ai des panneaux photovoltaïques pour produire chez moi de l'énergie solaire. Je suis sensible à l'écologie, mais je ne pouvais pas parler de tout, mais évidemment l'écologie comme le handicap seront dans ma campagne. 

Comment allez-vous faire campagne ? 

Aujourd'hui nous avons sollicité les gens pour aller tracter, ils ont répondu présents, ça me fait chaud au coeur parce qu’au départ quand on se lance, ce n'est pas évident. Une campagne c'est vraiment une équipe au diapason, qu'il faut orchestrer, mais une équipe qui va partir dans toute la circonscription, et qui va porter le message. Je sens que cette campagne sera longue et difficile, il faut assumer le travail à côté, je n'ai jamais rien sacrifié au profit de la campagne, c'est un sacrifice familial, mais c'est entendu et maintenant j'ai toute la sérénité pour faire cette campagne. Ma mère disait de moi « il ne se plait pas à la maison » et c'est vrai, moi je suis bien dehors, donc auprès des gens.

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