octobre 17, 2019

Législatives 2017 : Mostafa Fourar « je ne suis pas le produit d'un parti politique »

Nancy- Samedi en fin de journée, Mostafa Fourar a lancé officiellement sa campagne pour les législatives de juin prochain en présence de plusieurs élus.

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On ne sait pas si Mostafa Fourar, adjoint au maire de Nancy, parviendra à mobiliser en juin prochain les électeurs de la 1ère circonscription de Meurthe-et-Moselle dans laquelle il est candidat sans étiquette, mais soutenu par l'UDI. Par contre, au vu des personnes présentes samedi en fin de journée, pour le lancement officiel de sa campagne, il a déjà réussi à mobiliser autour de la place Stanislas. Ainsi de nombreux élus de la majorité municipale, de Laurent Hénart à André Rossinot en passant par Sylvie Petiot, mais aussi des chargés de mission et autres personnels de la mairie nancéienne étaient venus soutenir Mostafa Fourar qui a sans doute également apprécié la présence des Républicains Valérie Debord et du sénateur Jean-François Husson, cela fera sans doute moins plaisir du côté de Saint-Max... Mais l'adjoint au maire de Nancy délégué à l'éducation a visiblement plus de peine à séduire du côté des maires de la majorité métropolitaine, seul l'UDI François Werner, premier magistrat de Villers-lès-Nancy, était présent. Pour faire le point sur cette candidature, nous avons rencontré Mostafa Fourar juste avant qu'il délivre son premier discours de candidat aux législatives 2017.  

Trajectoire

C'est un chemin que j'ai arpenté depuis une vingtaine d'années avec un parcours professionnel, un vécu. D'abord, je suis professeur à l'école des Mines de Nancy depuis plus de vingt ans, puis je suis parti à Châlons-en-Champagne pour diriger les Arts et Métiers, puis aux États-Unis aux universités de Stanford, mais aussi à l'île de la Réunion en tant que recteur d'académie. Quand je suis revenu en 2013, j'ai pris la direction de l'ENSEM et à cette occasion j'ai rencontré un certain Laurent Hénart qui a souhaité que je fasse partie de son équipe municipale et tout naturellement j'ai accepté pour m'occuper des écoles et de l'éducation à Nancy. 

Lancement de campagne

Je profite des voeux de nouvelle année pour remercier tous ceux qui me supportent depuis un certain temps maintenant puisque c'est un travail de plus d'un an, de terrain, de rencontres avec les gens pour préparer cette candidature. Aujourd'hui c'est tout simplement l'officilialisation de quelque chose qui est connu depuis un certain temps.

La campagne

La campagne passe par le terrain, et cela a déjà commencé, j'ai rencontré un certain nombre d'acteurs économiques, associatifs, des élus, maintenant je dois aller vers la population et le moment venu, une campagne sera menée, pour le moment c'est trop tôt. Je vais continuer à rencontrer les personnes qui veulent bien contribuer à la construction d'un projet, il ne s'agit pas d'arriver avec un sujet tout fait, mais plutôt de regarder avec eux leurs préoccupations et puis ne pas s'engager sur n'importe quoi, mais plus sur des projets concrets que l'on pourrait porter ensemble. Viendra ensuite le temps de la campagne qui sera menée sur tout le territoire parce que la circonscription est assez grande et donc il faut aller rencontrer tous le monde y compris  évidemment les communes rurales qu'il ne faut pas oublier avec des problématiques différentes des communes du Grand Nancy.

Les enjeux

La première préoccupation de nos concitoyens c'est d'abord le chômage, et en particulier celui des jeunes. Maintenant des jeunes qui sont diplômés, connaissent des difficultés à trouver un emploi et pour certains ils sont obligés de partir à l'étranger. Je le vois avec des ingénieurs qui auparavant avaient une facilité à trouver du travail, aujourd'hui ils sont dans l'obligation de regarder à l'extérieur pour trouver du travail.Je ferai des propositions dans ce domaine compte tenu de ma connaissance du tissu socio-économique, mais aussi au sujet de la formation et insertion des jeunes, de l'apprentissage, de l'éducation de manière générale, 160 000 jeunes ne trouvent pas leur place à l'école et sortent sans diplôme ni formation, il y a des choses à apporter dans ce domaine. Et puis enfin, le vivre ensemble dans un contexte de repli communautaire, je pense que nous devons affirmer haut et fort les valeurs de la République et je serai intraitable sur ces sujets. 

La candidature d'Éric Pensalfini (LR)

Pour moi c'est un non-sujet, il y a plusieurs candidats qui vont se présenter, pour le moment j'ai eu l'investiture de l'UDI, sans être encarté, et les Républicains ont réservé cette circonscription, je laisse les appareils discuter entre eux. Pour moi l'enjeu c'est le rassemblement, je pense que la situation va être difficile, nous allons sortir de ce contexte avec la facilité de l'emporter après une présidentielle, je pense qu'il y aura beaucoup de triangulaires avec le FN et chacun doit assumer ses responsabilités. Est-ce que l'on doit être divisé pour laisser le FN, les socialistes gagner cette circonscription ou devons-nous rester unis et nous placer au-dessus de nos équations personnelles ? L'enjeu ce n'est pas untel ou untel, mais plutôt quelle personnalité pourrait apporter des projets  avec son vécu, son expérience, son parcours, avec de la nouveauté, que je représente, car je ne viens pas du sérail politique, je ne suis pas le produit d'un parti politique, je ne demande pas un mandat de plus, je veux simplement aller jusqu'au bout de ma démarche. 

Une candidature sans étiquette soutenue par l'UDI

Ce n'est pas mon intention d'être encarté, quand je me suis engagé auprès de Laurent Hénart c'est en tant que société civile donc donc je suis resté élu société civile. Maintenant je suis très honoré par la confiance que me témoignent le parti radical et l'UDI.

Selon Laurent Hénart, derrière la candidature de Pensalfini se cache celle de Morano, derrière votre candidature se cache celle du maire de Nancy ?

C'est clairement un partenariat avec le maire de Nancy, je suis son adjoint,on travaille ensemble, je ne me cache pas. Quand on voit le jeu de Nadine Morano, c'est plus la troisième bande qu'elle vise que la première alors que Laurent Hénart soutient ma candidature par convictions et non pas par calculs politiques. Il aurait été plus facile pour lui de soutenir un candidat de son sérail, il a fait le choix difficile de soutenir un candidat issu de la société civile, je trouve que c'est quand même plus honorable que des calculs politiques.  

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