avril 20, 2019

Hausse de 4,3% du nombre de morts en avril sur les routes françaises

Nancy. Après une baisse des accidents mortels en mars (-11,5 %), le nombre des morts sur la route augmente à nouveau, indique ce vendredi dans son dernier bilan mensuel l'Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR).
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photo d'illustration - archives Ici c Nancy

Selon le baromètre du mois d'avril diffusé ce vendredi du week-end de l'Ascension par l'Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR), 265 personnes ont perdu la vie le mois dernier contre 254 à la même période l'année dernière soit une hausse (+4,3 %). Autre catégorie à enregistrer une hausse, celle des blessés qui subit aussi une légère augmentation (+1,5 %). En avril 2015, 2136 personnes ont dû être hospitalisées plus de 24 heures après un accident de la route, contre 2104 en avril 2014.

En revanche, d'autres indicateurs sont plutôt favorables. Ainsi, toujours selon le baromètre dévoilé, les accidents corporels ont baissé (-3,3%) pour atteindre 4664 en avril 2015, soit 161 accidents de moins qu'en 2014 et le nombre de blessés sur les routes a diminué de (-1,5%). Enfin, concernant les catégories d'usagers touchées par les accidents, l'ONISR note une augmentation des automobilistes tués ainsi que des usagers de deux roues comme les cyclomotoristes et motocyclistes.

Le gouvernement entend réduire la mortalité sur les routes pour passer d'ici 2020 sous la barre des 2000 morts. Pour y parvenir, le gouvernement a mis en oeuvre une série de dispositifs (radars, expérimentations salivaires pour le dépistage du cannabis...) et mesures axées sur les principaux éléments accidentogènes (alcool, vitesse, stupéfiants) et les catégories d'usagers les plus exposées.

"Des estimations provisoires qui n’ont aucun sens" 

Suite à la publication des chiffres de l’accidentalité routière du mois d’avril 2015 par l’ONISR, l’association « 40 millions d’automobilistes » par la voie d’un communiqué de presse a rapidement contesté et dénoncé "des statistiques mensuelles basées sur des estimations provisoires qui n’ont aucun sens". Interrogé sur les taux publiés de mois en mois, Pierre CHASSERAY, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », s’interroge : « La France est le seul pays européen à établir des statistiques mensuelles. Mais il faut savoir que celles-ci sont réalisées sur la base d’ « estimations provisoires établies par extrapolation ». Cela n’a aucun sens. On félicite les automobilistes en mars parce qu’on enregistre une baisse et on les réprimande en avril à cause de la hausse. Mais leur comportement n’a pas changé dans la nuit du 31 mars au 1er avril ! Arrêtons d’utiliser des chiffres tronqués pour justifier des mesures impopulaires. » 

Daniel QUERO, président de « 40 millions d’automobilistes », rappelle que les chiffres de l’accidentalité ne peuvent être interprétés que dans la durée : « On ne peut nier qu’il y a une légère reprise des accidents depuis 2014, qui reste malgré tout la seconde meilleure année de sécurité routière jamais enregistrées en France après 2013, qui a connu une baisse exceptionnelle du nombre de personnes tuées sur les routes. Mais regardons les faits plus largement : si l’on sort de la comparaison mensuelle pour prendre en compte les 12 derniers mois, on constate que l’accidentalité n’est en hausse « que » de 1,9 %. Ce qui, sans être satisfaisant, est statistiquement raisonnable. 26 mesures viennent d’être proposées, s’attaquant aux 14 causes identifiées ; elles produiront leurs effets. »

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