décembre 12, 2019

Décès de Jacques Chirac : « La France et l’Europe perdent l’une de leurs figures les plus emblématiques » (André Rossinot)

FRANCE. Deux fois président de la République, deux fois Premier ministre, trois fois maire de Paris et plusieurs fois ministres, Jacques Chirac est mort jeudi 26 septembre à l'âge de 86 ans. 

Jacques Chirac s'est éteint jeudi 26 septembre à l'âge de 86 ans après 40 ans au sein de la politique française. Au cours de sa carrière, il fut président de la République de 1995 à 2007, deux fois Premier ministre, trois fois maire de Paris, chef de parti et plusieurs fois ministres. C'est en 2014 qu'il s'éloigne de la politique, affaibli par la maladie. 

André Rossinot, président de la métropole du Grand Nancy et Laurent Hénart, Maire de Nancy ont réagi dans un communiqué pour témoigner leur tristesse et rendre hommage à l'ancien chef d'État. 

"C’est avec une profonde tristesse que j’apprends la disparition du Président Jacques Chirac. La France et l’Europe perdent l’une de leurs figures les plus emblématiques.
Le monde libre, épris de justice et soucieux de l’environnement, perd l’un de ses meilleurs défenseurs. Jacques Chirac était un homme d’État qui aimait profondément les gens. Il était un homme de coeur et le chagrin des Françaises et des Français aujourd’hui, l’émotion de millions de femmes et d’hommes dans le monde est à la hauteur de ce lien fort, sincère qui les unissait à lui, au-delà de tout esprit partisan. Homme de culture et de courage, il avait un rapport fécond à l’Histoire et au devoir de mémoire. Son Discours majeur et tellement symbolique du Vel d’Hiv en témoigne.
Comment ne pas citer aussi son engagement en faveur de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco, la Journée des Mémoires de la Lutte contre l’esclavage ou « son » si important Musée du Quai Branly.
 
Personnellement, je suis à la fois extrêmement peiné et ému. Nous avons partagé avec Jacques Chirac tant de moments de complicité faits d’amitié et même d’affection. A l’Assemblée nationale, dans la fin des années 1970, nous nous étions d’abord rapprochés autour de valeurs républicaines et humanistes, telles celles qui, ensemble, en 1981, nous ont fait voter en faveur de l’abolition de la peine de mort.
Entre 1986 et 1988, j’ai eu l’honneur d’être son Ministre chargé des relations avec le Parlement et d’avoir, dans cette première cohabitation où le gouvernement qu’il dirigeait n’avait que trois voix de majorité, sa confiance, son constant soutien. C’est dans ce même esprit de confiance et d’amitié qu’il m’a confié par deux fois l’accueil à Nancy du sommet de Chefs d’État du Triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne). Lors du deuxième d’entre eux, le 23 mai 2005, devant une foule en liesse, c’est ainsi que Jacques Chirac inaugurait la place Stanislas rénovée et piétonne en compagnie du Chancelier Schröder et du Président Polonais Aleksander Kwaśniewski. Souvenir inoubliable pour tant de Nancéiens.
 
Mes pensées vont à son épouse Bernadette, à Claude bien sûr si proche de son père dans tous ses combats, et à son petit-fils Martin. Je m’associe avec respect et sympathie en ce jour de deuil à la douleur de toute la famille et des proches de Jacques Chirac."
André Rossinot
 
"J'ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Jacques Chirac, dont j'ai eu l'honneur d'être l'un des ministres, en 2004-2005.

Je garderai en mémoire la force d'une personnalité chaleureuse, sachant mettre ses concitoyens à l'aise, proche de nous, sincère et attentif à nos besoins, toujours en grande empathie avec les Français.

Jacques Chirac défendait aussi une idée de la France que je partage et qui est celle du Mouvement Radical / Social-Libéral, depuis toujours. Celle d'une nation profondément républicaine, laïque, éprise de justice sociale, heureuse dans l'Europe, ne devant jamais "composer avec le rejet de l'autre", décentralisant ses institutions pour être plus proche des territoires.

Enfin, je me souviendrai d'un homme d'Etat capable de visions d'avenir et de grands choix, clairs et fermes, avec une longueur d'avance sur ses contemporains : le soutien à l'abolition de la peine de mort, le refus de la guerre du Golfe, la défense du multilatéralisme, mais aussi l'éveil de toutes les consciences à la crise écologique, dont il avait parlé à Johannesburg.

Son inauguration de la Place Stanislas à Nancy demeurera un moment inoubliable pour tous les Nancéiens.

Mes pensées émues vont à sa famille et toutes celles et ceux qui ont eu le bonheur de le côtoyer et de travailler avec lui."
Laurent Hénart

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