octobre 22, 2019

Attentat de Nice : des contrôles de sécurité renforcés en Meurthe-et-Moselle

Nancy. Le préfet a réuni l'état major de sécurité vendredi en préfecture de Meurthe-et-Moselle afin de décliner dans le département les instructions du Gouvernement à la suite de l'attentat qui a frappé Nice le 14 juillet.


vigipirate

A la suite de l’attentat qui a frappé Nice en début de nuit le 14 juillet, Philippe Mahé, préfet de Meurthe-et-Moselle a réuni vendredi 15 juillet en préfecture l'état major de sécurité en présence de Marie Argouarch, directrice de cabinet du préfet, de Camille Lanet, sous-préfet de permanence, des représentants des forces de sécurité, des services de renseignement et des autorités militaires pour que la mobilisation de l'ensemble des services en charge de la sécurité soit portée à son maximum dans le département conformément aux instructions du Gouvernement. Une réunion qui s'est déroulée à l'issue de l'audio conférence organisée à 17h00 par Stéphane Fratacci, préfet de la région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, préfet de la zone de défense et de sécurité Est, préfet du Bas-Rhin, avec l'ensemble des préfets des départements de la zone.

Deuil national

 

Dans une circulaire adressée vendredi aux maires, le préfet a rappelé le deuil national de trois jours, du samedi au lundi 18 juillet inclus, décidé par le président de la République et la mise en berne des drapeaux nationaux sur les édifices publics jusqu’au terme du deuil national, afin de rendre hommage aux victimes de cet attentat. En parallèle, une minute de silence sera observée demain, lundi 18 juillet 2016 à 12h00 dans les services publics.

Des contrôles renforcés en Meurthe-et-Moselle

"Dans le contexte de l'état d'urgence et de la posture Vigipirate renforcé, les mesures de surveillance, d'ores et déjà en vigueur sur l'ensemble du département depuis les attentats de 2015, sont renforcées pour assurer la protection de la population" explique la préfecture. Ces mesures de surveillance concernent notamment les installations et bâtiments sensibles, les établissements recevant du public, les lieux de cultes, les zones publiques des transports. Les contrôles aux frontières, en particulier à Mont-Saint-Martin sont renforcés. Les contrôles de flux aux entrées des grandes villes et au niveau des péages de Gye et de Beaumont, ainsi que les contrôles dans les gares de Nancy et de Longwy sont également accrus. Les effectifs mobilisés sur le département seront redéployés sur ces contrôles et seront renforcés par des effectifs supplémentaires, notamment des réservistes, et par le soutien du dispositif militaire Sentinelle en lien avec la zone de sécurité et de défense Est.

Pas d'interdiction sur les rassemblements et commémorations

Si à cette heure aucune mesure générale d’interdiction n’a été prise par l’État en ce qui concerne les rassemblements et commémorations qui étaient programmés ce week-end et à venir ces prochains jours, le préfet a rappelé "qu’il appartient à chaque maire et organisateur, au cas par cas, d’arrêter les mesures les plus adaptées au vu du contexte local pour assurer la sécurité des manifestations."

Alors que les services de l’État restent mobilisés pour apporter leur soutien aux organisateurs et aux maires pour l'examen et le renforcement des conditions de sécurité, le préfet a précisé à nouveau aux maires et aux organisateurs de manifestations sur la voie publique les consignes indispensables à la sécurisation des événements qu'ils organisent. Une application qui "doit être rigoureuse: protection des périmètres, contrôles des sacs, recours aux sociétés de surveillance, attention prêtée aux comportements inhabituels ou aux effets abandonnés, sensibiliser les personnels de surveillance ou bénévoles à la nécessité impérative de vigilance et de signalement de toute situation sensible via le 17, réduire le nombre de points d'entrée dans les bâtiments et sites".

Vendredi, le préfet a invité la population à la plus grande vigilance "car chacun par son comportement concourt à la sécurité de notre territoire". La cellule interministérielle d'aide aux victimes mise en place par le Gouvernement est joignable au 01 43 17 56 46. Par ailleurs, des cellules d'urgence médico-psychologique, joignables via le 15, ont été mises en place au CHRU de Nancy et au centre hospitalier de Briey pour accueillir les éventuelles familles de victimes.

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