décembre 15, 2019

« Le Mans 66 » de Mangold : Matt et Christian au volant

Matt Damon, Christian Bale / Copyright 2019 Twentieth Century Fox Matt Damon, Christian Bale / Copyright 2019 Twentieth Century Fox

Résumé du film : Vainqueur au Mans en 1959, Caroll Shelby doit s’éloigner des circuits pour insuffisance cardiaque. Devenu constructeur, il met au point un nouveau bolide à la demande de Henry Ford II. Objectif : détrôner en 1966 sur ce même circuit, la suprématie Ferrari. Pilote : son ami, le britannique Ken Miles. Un as du pilotage au caractère de cochon.  


Déjà réalisateur de l’excellent « Walk the line », James Mangold renoue ici avec les films automobiles qui firent la gloire de Steve Mc Queen. Un film où on en prend plein les yeux et les oreilles. Grâce au duo vedette Matt Damon (Shelby)-Christian Bale (Miles), venus à Paris présenter ce film. L’entente de deux pilotes d’exception face à l’hostilité de deux patrons tyrans.

Pour chacun de vous, quelle était la puissance évocatrice de cette course mythique ?

James Mangold : Le quotidien des pilotes, c’était une vie dangereuse et rugueuse. Mais aussi un sentiment de camaraderie et d’amitié qu’ont développé les deux remarquables acteurs à côté de moi. Une amitié à 200 ou 300 km/heure.

Matt Damon : Aucun d’entre nous n’était vraiment expert en course automobile. Comme James l’a  bien dit, c’était donc plus un film d’amitié autour de la compétition automobile. Vos problèmes trouvent toujours une solution quand on travaille avec James. Car le réalisateur, c’est celui qui a tout dans la tête.

La quête du Mans par Ford ressemble beaucoup à la conquête de la lune par la NASA à la même époque. Avez-vous l’impression d’avoir fait un film d’astronautes sur route ?

James : On peut effectivement risquer un parallèle. Car Le Mans pour Ford, c’était la volonté de s’imposer. Comme la NASA voulait arriver sur la lune avant les Russes. Et gagner au Mans, ça n’était pas qu’une victoire sportive, c’était aussi distancer une autre marque automobile.  

Même si votre carrière est riche, avez-vous encore l’impression d’apprendre sur un tournage ?

Christian Bale : On apprend toujours. C’est aussi une source d’enthousiasme, de découverte et de peur. On y apprend à se connaître avec l’échéance d’une date butoir. Enfin, il faut avoir la peau dure et ne pas s’offenser ni se vexer.

Matt Damon : À chaque fois que je joue, j’apprends. C’est fabuleux le jeu d’acteur. Même si parfois c’est déstabilisant, car les acteurs peuvent être généreux ou égoïstes. Ici, l’équipe a été très généreuse.

Quelle est votre méthode de travail et aimez-vous les voitures puissantes ou pépères ?

Matt : Pour un tel rôle, il faut faire beaucoup de recherche et de préparation. Ce qui permet plus de souplesse dans le jeu. Ma voiture ? Une Tesla.

Christian : Nul besoin d’aimer les voitures pour établir le lien entre l’histoire et vous. Côté préférence, j’aime bien un bon pick-up.

James : Et moi je pilote une Land Rover.

À l’heure où on sanctifie la planète, ce film qui glorifie la vitesse, le carburant, la fumée, n’est-il pas un peu hors d’âge ?

James : La question est importante, je le reconnais. Mais nous relatons un événement dans le temps sans nier l’impact actuel sur l’environnement. Ce film étant conçu comme une mission, une façon d’accomplir quelque chose.

Quelles furent les scènes les plus difficiles à tourner ?

James : Ce qui a pris le plus de temps ce sont les scènes de pilotage. Car la charge sensorielle doit porter les personnages. Et vous permettre d’entrer dans leur tête et leur cœur.   


Fiona Franchi

Sortie du film : 13 novembre

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