décembre 14, 2019

Ciné : Double rôle et double look pour Mathilde Seigner dans "Ni une, ni deux"

Mathilde Seigner en Julie (à gauche) et Laurette (à droite) / Copyright Valletoux Mathilde Seigner en Julie (à gauche) et Laurette (à droite) / Copyright Valletoux

Résumé du film : Suite à une opération de chirurgie esthétique ratée, une actrice fait appel à un sosie pour la remplacer sur son prochain tournage. Sans se douter qu’il s’agit de sa sœur jumelle dont elle ignorait l’existence.


C’est la réalisatrice, Anne Giafferi qui a eu l’idée de ce scénario. En découvrant un reportage télé sur deux jumelles d’origineasiatique séparées à la naissance et adoptées par deux familles. L’une dans le 16ème parisien, l’autre à Perpignan. D’où différences de milieu, de culture et de région. De caractères aussi dans ce film. Car Julie, l’actrice, est capricieuse alors que Laurette, coiffeuse, est aussi fraiche qu’épanouie.

Donc, double jeu, double texte et double look pour vous dans ce film. Double expérience enrichissante aussi au final ?

Mathilde Seigner : Oui. C’était à la fois intéressant et bizarre. Un poil schizophrénique aussi de jouer avec soi-même. Donc un peu perturbant. On en tournait une le matin, l’autre l’après-midi. La réalisatrice me dirigeait beaucoup, car à l’arrivée, je ne savais plus trop qui j’étais. Pour que ce soit complètement raccord, c’était un très gros travail.

Être séparées à la naissance alors qu’elles étaient ensemble dans le ventre maternel, c’est comme une amputation ? 

Oui, j’imagine, surtout pour des jumelles monozygotes qui étaient dans le même placenta. Cela donne des enfants absolument semblables, sans rien de différent. C’est ce que j’ai appris, car je me suis beaucoup documentée là-dessus avant de tourner.

Dans l’histoire d’origine, y avait-il également une actrice ?

Non. C’est un ajout d’Anne Giafferi qui souhaitait parler de la cruauté de ce métier pour les actrices. Notamment du problème du vieillissement. Ce qui est très difficile pour les très belles comme Monica Bellucci ou Isabelle Adjani. Comme je n’ai jamais ciblé ma carrière là dessus, j’étais donc tout à fait prête pour jouer Julie. Pour moi, le cinéma n’est pas une thérapie, c’est mon métier.

Vous n’avez jamais eu de problèmes de rôles ?

Non. Je vais avoir 52 ans et n’ai jamais eu autant de propositions. Car il y a une ouverture aux cinquantenaires et actuellement nous sommes trois ou quatre à correspondre à ce créneau. C’est-à-dire Karin Viard, Sophie Marceau, Sandrine Kiberlain  et moi. Emmanuelle Devos étant dans un registre plus intimiste. Résultat : en juillet sortira « Ibizza » que j’ai tourné avec Christian Clavier et je suis sur un projet qui s’appelle « La femme parfaite de 50 ans ». Donc beaucoup de projets se montent autour des femmes de 50 ans disons assez bien conservées. Il y a aussi de très beaux rôles pour nous à la télé comme « Le temps est assassin » de Michel Bussi qui sortira sur TF1.

Comment expliquez-vous votre popularité ?

De deux façons. Un : je suis spontanée, affectueuse, je fais la bise à tout le monde, je suis donc dans la vie plutôt Laurette que Julie. Deux : j’ai joué beaucoup de rôles du quotidien, agricultrice, boulangère, coiffeuse etc C’est mon côté gilet jaune. Enfin, gilet jaune de luxe...

Question hors film, mais néanmoins sur le cinéma : êtes-vous allée sur le plateau de « J’accuse », le film de Roman Polanski sur l’affaire Dreyfus ?

Oui, une fois. Et, d’après ce que j’en ai vu, ce sera magnifique. Je pense aussi que ce sera sans doute le dernier de Roman qui a 86 ans. Sortie prévue en novembre.  


Fiona Franchi

Sortie du film : 29 mai

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