janvier 19, 2019

Cinéma : rencontre avec l’équipe du film « Le retour de Mary Poppins »

Emily Blunt en Mary Poppins (crédit Disney Enterprises inc) et au naturel à l’ambassade (crédit Geneviève Cheval)

Résumé du film : Revoici enfin Mary Poppins. Volant à nouveau au secours de la famille Banks éprouvée par un deuil récent. Un come-back pétillant et tendre où Emily Blunt succède à Julie Andrews.


Les enfants, voici votre cadeau de Noël ciné. Grâce au talent d’un maitre de la comédie musicale : Rob Marshall. Et aux 8 tomes de l’auteur, Pamela Travers, dans lesquels le réalisateur a puisé de quoi alimenter une suite. Nous voici donc dans Londres 1930, frappé par la Grande Dépression. Michaël Banks, aujourd’hui veuf et père de trois enfants, doit faire face aux huissiers. Deux femmes vont alors l’aider: sa sœur Jane et une Mary Poppins rajeunie descendue du ciel parapluie au poing. Écoutons son interprète conter cette aventure à l’ambassade d’Angleterre qui accueillait l’équipe.

Comment Rob Marshall vous avait-il annoncé sa décision ?

Emily Blunt : Il a pris un ton cérémonieux pour me dire qu’il avait fouillé dans les archives Disney et que le personnage qu’il y avait trouvé pour moi était...Mary Poppins. J’en ai eu le soufflé coupé. Pourquoi moi, ai-je demandé ? Réponse : « Parce que tu en as les épaules et qu’à part toi, personne sur cette planète ne pourrait jouer ce rôle ».

Quel souvenir aviez-vous gardé de la version 1964 avec Julie Andrews ?

Emily : J’avais été complètement emportée par la magie du spectacle et de son imaginaire. Séduite aussi par la personnalité de Mary Poppins. Elle me réconfortait par son côté strict et disciplinaire. Elle invite aussi à retrouver l’esprit d’enfance et la lumière. Celle qui vous aide à aller de l’avant.

Ça s’est confirmé lors du tournage ?

Emily : Oui. J’étais à la fois excitée et effrayée, car Mary Poppins est iconique. Comme Julie Andrews d’ailleurs. Mais le monde est actuellement fragile et triste. C’est donc le bon moment pour délivrer un message optimiste. Personnellement, j’ai gardé en souvenir l’un des parapluies du film.

Mary Poppins Disney

Emily Blunt - Copyright 2017 Disney Enterprises inc 

Vous avez révélé que Julie Andrews, créatrice du rôle, aurait dû apparaitre ici dans une scène.

Rob Marshall : C’est exact. Mais Julie a préféré refuser par respect pour Emily. En disant : « C’est le tour d’Emily et elle doit être la seule à décrocher la vedette. C’est son moment. Et je ne veux pas arriver comme un cheveu sur la soupe ».

Le ballet des allumeurs de réverbères est « le » grand moment du film. Car les danseurs sont aussi de formidables gymnastes. Comment les avez-vous entrainés ?

Rob : Il faut beaucoup de travail pour donner une impression de naturel. Notre chance : avoir pu répéter d’octobre 2015 à janvier 2016 aux studios Shepperton. Je disais aux danseurs : « Il faut que ce numéro vous habite. Afin que le jour où les caméras tournent, vous vous sentiez parfaitement préparés». Dans le ballet des allumeurs de réverbères, les danseurs parlent un argot cockney. Nombre d’entre eux n’avaient jamais tourné. Or, ils ont fait un travail merveilleux.

Diriez-vous que Mary Poppins est une exception culturelle ?

Rob : Elle est mystérieuse. Est-elle réelle, irréelle ? Elle a plusieurs épaisseurs. Or, Emily apporte cette humanité. C’est une gouvernante avec un cœur. J’aime qu’elle symbolise celle dont on se sent proche.         


Recueilli par FIONA FRANCHI

Sortie du film : 19 décembre

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