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Cinéma : Rencontre avec l’équipe du film « Le Doudou »

  • Écrit par Fiona FRANCHI
  • Publié dans CINEMA
Kad Merad et Malik Bentalha dans "Le Doudou" - Copyright Pathé Distribution

Résumé du film : Ayant perdu le doudou de sa fille à Roissy, Michel y dépose une affiche promettant récompense. Sofiane, employé à l’aéroport, prétend alors l’avoir trouvé pour empocher l’argent.


Ex-duettistes aux Guignols de l’info, Julien Hervé et Philippe Mechelen le sont restés pour co-signer ce premier film. Prouvant du même coup qu’ils n’ont rien perdu de leur cinglante ironie pour cibler une galerie de bien pensants. Tout en confirmant le talent de Malik Benthala qui fait plus que donner la réplique à Kad Merad.

 
Cette perte de doudou est-ce une aventure qui vous est arrivée ?

Julien Hervé : Exactement. Philippe et moi sommes pères et avons vécu la même histoire. Car, moi, j’ai égaré le doudou de ma fille dans un avion et lui a perdu celui de son fils dans la rue. Comme nombre de parents sont dans le même cas, on s’est dit que ça pouvait donner un sujet de film intéressant. 

Avez-vous un souvenir de votre propre doudou ?
 
J.H. : Oui, j’avais une sorte de torchon de vaisselle. Ah, la vie était dure…
Philippe Mechelen : Moi, un ours en peluche que j’appelais Michel.
Kad Merad : Le mien, c’était Sophie, la girafe…
Malik Benthala : Et moi, Kader le mouton
Kad : Je plaisantais, car en fait je ne m’en souviens pas. C’est trop vieux. Mon fils, lui, avait un personnage un peu Tim Burtonien que j’avais acheté dans la boutique de la sœur de Gérard Lartigau, réalisateur de « Paméla Rose ». 
 
Quand on fait un film sur un duo, on base le casting à partir de l’un des deux ?
 
P.M. : Quand on a commencé l’écriture du scénar, on avait déjà Kad en tête.  Grâce à notre producteur Richard Grandpierre, Kad a donc été associé à son développement. Quant à Malik, on avait repéré son travail depuis ses prestations chez Jamel. Après, il fallait qu’ils s’entendent. Ce qui a été le cas et notre chance.
 
Kad : J’ai également parlé de Malik, car j’avais envie de ce genre d’acteur avec moi. Et je savais qu’il saurait saisir sa chance. Car il a l’enthousiasme des débutants. Résultat : nous avons été proches très vite.
 
Dans ce film, vous vous déchainez contre les aristos, les retraités et les donateurs du Guatemala. Y a t-il une corporation qui trouve grâce à vos yeux ?
 
J.H. : C’est vrai que ça pique un peu par moments, mais il y a toujours de l’humanité ou de la bienveillance. La preuve : la relation de Malik avec Guy Marchand retraité, fonctionne bien et c’est même assez touchant. Donc il n’y a jamais de méchanceté gratuite. En tout cas, on a cherché à éviter ça.
 
Pouvez-vous nous rappeler le nom de ce formidable acteur qui joue Thierry, le maître-chien ? Il est tellement bon qu’il fait presque peur. 
 
P.M. : C’est David Salles, aussi bon acteur que metteur en scène. On l’a déjà vu dans 27 films ou séries télé. Notamment cette année dans « Chérif », « Section de recherches » et « Taxi 5 ». Ici, il est effectivement fabuleux et c’est bien de le rappeler.       

 

Recueilli par Fiona FRANCHI

Sortie du film : 20 juin

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