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Cinéma : « C'est beau la vie quand on y pense » : un film positif et généreux !

  • Écrit par CS
  • Publié dans CINEMA
Cinéma. Pour son onzième film, Gérard Jugnot dévoile "C'est beau la vie quand on y pense". Un fim drôle et tendre qui sort ce mercredi 12 avril 2017 au cinéma. 

Cestbeaulavie

crédit photo C. Scopel / ici c nancy fr

Dévasté par le décès accidentel de son fils, Loïc Le Tallec (Gérard Jugnot) ne dispose plus que d’un objectif : retrouver celui qui vit désormais avec le cœur de son fils. Sa route va donc le mener dans le sud de la France où il rencontre Hugo, un jeune déraisonnable et incontrôlable.

Neuf ans après Rose et Noir, Gérard Jugnot revient derrière la caméra avec une comédie dramatique servie par François Deblock, Bernard Le Coq ou encore Isabelle Mergault. Une fable tendre, drôle et pleine d’humanité, dans laquelle Gérard Jugnot à la fois réalisateur, scénariste et comédien capte un double retour à la vie, celui d’un père malheureux de la perte de son fils et d’un jeune sans famille pour qui il va devenir progressivement un père de substitution.  

"À un moment ce que j’aime dans le sujet, c’est que Hugo (François Déblock) va devenir le père de Loïc et le remettre en route. Au fond, l’histoire raconte celle d'un môme qui n’a pas vécu, il avait peur de ne pas se réveiller alors il ne veut plus s’endormir et puis celle de Loic qui a arrêté de vivre, comme sa voiture, elle est sur quatre parpaings. Ces deux-là vont s’entraider et s’adopter mutuellement pour avancer d’où la chanson présente dans le film : “On the road again” de Bernard Lavilliers..."Gérard Jugnot

RENCONTRE - avec Gérard Jugnot

Ici-c-Nancy.fr : C’est un film indubitablement positif, on sent que l’amour inonde cette comédie burlesque bercée par la mélancolie...

Gérard Jugnot : «Dans “C’est beau la vie quand on y pense” il y a le : “quand on pense”. Car, en dehors de la très jolie chanson de Mickey 3 D, il y a des fois où on ne s’en aperçoit pas, parfois il faut rencontrer des pépins, des problèmes, pour se dire que finalement la vie n’est pas si mal. Il n’y a pas de happy end dans la vie, j’ai envie d’en voir au cinéma... Je crois que le cinéma c’est la vie en mieux. C’est une manière de se rassurer ou de croire au père Noël, de croire aux contes. Ça fait du bien que la vie soit plus belle. Truffaut disait une chose par rapport à la pub : “quand on aime la vie, on va au cinéma, moi si j’avais aimé la vie je n’aurais jamais fait de cinéma.” Moi, je n’irai pas jusque là, mais quelque part quand je fais des films, j’ai envie d’arranger la vie, c’est ça qui me plait. »

Ici-c-Nancy.fr - Votre film donne presque faim ! Les scènes gourmandes sont d’ailleurs nombreuses, entre les petits déjeuners, les préparations culinaires de crêpes, les moules, les tourteaux, le fromage... Vous faites la part belle à la gastronomie...

Gérard Jugnot : « Oui, c’est un film assez gourmand et d’ailleurs ça me fait plaisir. Je ne voulais pas plomber le spectateur, mais faire un film positif, agréable, généreux et joyeux, même s’il y a des moments d’émotion. Lors des projections en avant-première, on me dit souvent, on s’est régalé, alors ça doit venir de ça... (rires) Et moi aussi avec la tournée, c’est interview suivi d’un restaurant, interview suivi... d’un restaurant... ! » (rires)

I-C-N : On voit de jolies vues de la Bretagne, presque des images de cartes postales, finalement...

Gérard Jugnot : « C’est un peu évidemment des clichés, mais j’appelle plutôt ça les fondamentaux. Je pense que j’ai été marqué par la Bretagne, petit. Ma soeur avait épousé un Breton. Et, j'y passais aussi mes vacances, j’avais 8 - 10 ans, j'allais à Loctudy chez Madame Le Cloarec dans le Finistère. C’était une Bigoudène, elle avait encore la coiffe sur la tête, il y avait la bilig (NDRL : la crêpière) avec les galettes, on allait pêcher les tourteaux au phare de Cornuan, il y avait aussi la fête des filets bleus à Concarneau...»

I-C-N : Votre fim raconte aussi l’histoire d’une deuxième chance...

Gérard Jugnot : « Oui, c’est une deuxième chance, c’en est une pour mon personnage nourri de culpabilités et pour Hugo qui va trouver un guide ou du moins un référent.»

I-C-N : On vous voit rouler à toute allure au volant de la mythique R8 Gordini...

Gérard Jugnot : « J’ai roulé beaucoup, mais on a accéléré énormément les images. La R8 Gordini, c’est la voiture de Oui OUI pour nous parce qu’elle a ce côté ridicule. Elle reste une voiture mythique, mais aussi dangereuse. Elle montait à 210 km/heure ! »

I-C-N : Gardez-vous un souvenir particulier du tournage du film ?

Gérard Jugnot : « Oui, sur les bords de la Rance à côté de Saint Malo, je vois quelque chose sur le quai et c’était un phoque que le village a adopté. J’étais stupéfait et en plus, il faisait très chaud, nous étions en plein mois de juillet. Et voir ce phoque en Bretagne, c’est une image qui m’est restée. On a fait aussi fait un feu d’artifice à Saint Suliac pour remercier les habitants après cinq semaines de tournage. Comme j’adore les feux d’artifice, le type en avait rajouté pour me faire plaisir. Il y avait une très belle ambiance. »

I-C-N : Bon, pour finir, dites-nous, est-ce qu’il pleut vraiment en Bretagne ?

Gérard Jugnot : « Pour la petite histoire, je voulais du vent dans le sud, je n’en ai pas eu, on a été cherché des ULM pour faire le vent ! En Bretagne, il y a eu 4 semaines et demie de beau temps à l'exception de deux jours le dimanche lorsqu’on se reposait ! Donc toute la pluie du film, c’était de la pluie artificielle des pompiers ! (rires) »


Propos recueillis par C. Scopel

Cestbeaulavie-mini- C'est beau la vie quand on y pense - (comédie dramatique)
Notre avis : etoile-mini-25x25etoile-mini-25x25etoile-mini-25x25etoile-mini--grisee-25x25etoile-mini--grisee-25x25
Excellent  ☆☆☆☆☆ 
Très Bon☆☆☆☆   
Bon☆☆☆    
Moyen ☆☆    
Médiocre ☆
 
Date de sortie : 12 avril 2017, (1h33) 
Réalisé par Gérard Jugnot

Le Pitch du film : Loïc Le Tallec ne s’est jamais vraiment occupé de son fils. Quand ce dernier disparaît dans un accident de la route, Loïc est dévasté. Il n’a plus qu’une idée en tête : retrouver celui qui vit désormais avec le cœur de son fils. Il va tomber sur Hugo, un jeune que ce cœur tout neuf rend totalement déraisonnable et incontrôlable. Leur rencontre promet d'être explosive.