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Jacques Rousselot : « l'ASNL n'est pas un club de baltringues »

  • Publié dans ASNL
[ASNL] Jean-Michel Roussier a fait ses premières déclarations en tant que président de l'ASNL ce jeudi après-midi en présence d'un Jacques Rousselot très ému.

« C’est la dernière fois que je me prête à un exercice qui m'était familier depuis 25 ans, c'est un peu le coeur serré que j'ai pris la décision ce week-end de trouver un successeur à la présidence de l'ASNL » c'est ainsi et avec beaucoup d'émotion que Jacques Rousselot a lancé la conférence de presse ce jeudi intronisant Jean-Michel Roussier comme nouvel homme fort du club nancéien.

L'ASNL n'est pas un club de baltringues

« L'évidence a voulu que ma vision de l'ASNL de demain avec une personne qui aura un autre regard, qui a de la compétence, du talent, qui a prouvé tout au long de ces années passées au sein de la ligue de football pro, que le poste revenait à Jean-Michel Roussier qui va se muer à la présidence de l'ASNL. Ce n'est qu'un au revoir pour moi, car je pense que s'il a besoin, il sait qu'il pourra compter sur moi, je reste attaché à l'ASNL par l'actionnariat, mais peut-être que demain ça changera. Je sais que les structures de l'ASNL mises en place depuis 25 ans sont fiables. L'ASNL est un bon club, où il fait bon vivre, qui compte dans le championnat, pas seulement en L2. Même si les résultats ne sont pas au rendez-vous, on sait que le socle est costaud. Ceux qui critiquent l'ASNL, de près ou de loin, oublient que le club a 50 ans, l'ASNL n'est pas un club de baltringues, on n'a pas le droit de le bafouer à chaque fois, il faut considérer les gens qui travaillent au quotidien. Merci de m'avoir écouté, supporté durant ces longues années et place à Jean-Michel Roussier et son talent. Je me suis dit que pour le bien de l'institution il fallait une autre vision, un autre homme. »

Nancy a une identité

« Je profite de l'occasion pour remercier Jacques, je suis convaincu de l'énorme difficulté que ça représente pour lui de prendre une telle décision. Rien ne l'obligeait à la prendre, ni l'état du club, ni les pressions. Je suis très fier de venir ici, d'abord vis-à-vis de lui, c'est un ami de 20 ans, on s'est connu quand j'ai pris en main l'Olympique de Marseille. Je viens aussi parce que c'est Nancy, dans la quarantaine de clubs pros, une dizaine ont une identité et Nancy en fait partie. Nancy c'est un vrai club, une vraie structure de L1, c'est un accident que Nancy soit aujourd'hui en L2. »

Il y aura des décisions

« J'ai étudié le club depuis plusieurs mois dans un projet de cession. Je n'ai aucune idée préconçue, j'ai l'intention de rencontrer tout le monde au club, pas seulement dans le club, je vais rencontrer les supporters, les journalistes et l'ensemble du personnel du club, à partir je serai à même de faire un diagnostic, puis établir une feuille de route pour la suite, ça va prendre un tout petit peu de temps. Je vais proposer à l'actionnaire donc Jacques Rousselot des mesures qui pourront être prises, il les validera et on les mettra en oeuvre. Il y aura des décisions. »

Processus de vente enclenché

«Le processus de vente est engagé, ce sont des processus très compliqués. Le vendeur signe des accords de confidentialité et ne peut en parler. Il y a un processus enclenché qui devrait aller au bout. La vente n'a jamais été remise en question suite  aux mauvais résultats. Cela montre que l'ASNL est une institution très solide.»

Un maintien tranquille

«Je suis attristé par la situation sportive de l'ASNL. Après une année difficile et avec un effectif inchangé à 80%, l'objectif est un maintien tranquille, c'est le minimum vers lequel on doit tendre. Le niveau des individualités doit le permettre.»